Tanzanie: John Magufuli prête serment pour un second mandat

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Le président John Magufuli a prêté serment ce jeudi matin pour son second mandat à la tête du pays, après sa très large, mais contestée, réélection au scrutin du 28 octobre, avec plus de 84% des voix. Une grande cérémonie était organisée dans un stade de Dodoma, la capitale, en présence d'invités étrangers et des corps constitués.

Les Tanzaniens ont eu le droit à plus de trois heures de grand-messe dans un Jamhuri Stadium garni et pavoisé pour l'occasion. Une douzaine de délégations étrangères étaient présentes de l'Union africaine, de la SADC. Ses homologues ougandais Yoweri Museveni, zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, et comorien, Azali Assoumani ainsi que le Premier ministre burundais Alain-Guillaume Bunyoni également.

John Magufuli a prêté serment sur la Constitution devant les représentants des cultes et de la Haute Cour. Même chose pour sa vice-présidente, la première de l'histoire du pays, Samia Hassan Suluhu. Il s'est vu remettre les symboles traditionnels du pouvoir, une lance et un bouclier, et a juré de servir les citoyens tanzaniens « avec diligence, sans peur, ni haine ni favoritisme ».

« L'élection est terminée. La grande tâche qui nous attend désormais, c'est de continuer à reconstruire notre pays, le développer. Je vous promets également de travailler sans relâche, peu importe nos différences politiques, pour réaliser ce que nous avons promis durant la campagne. De plus, nous travaillerons pour sortir notre pays de la dépendance à l'étranger », a déclaré le président réélu.

Les opposants remis en liberté

Pourtant, le « bulldozer » comme on le surnomme, débute ce second mandat après un scrutin controversé. Ses opposants ont appelé à poursuivre les protestations et certains l'accusent déjà de vouloir enlever la limitation du nombre de mandats à la tête de l'État pour se représenter, ce que John Magufuli a écarté ce week-end.

Mais les opposants n'ont jamais pu mobiliser, en raison du fort déploiement sécuritaire dans le pays. Plusieurs leaders ont été arrêtés après avoir lancé des accusations de fraudes, dont Tundu Lissu, candidat malheureux à la présidentielle. Ils ont tous été remis en liberté lundi et mardi.