Tamounte : « Au Sahel, ne pas s’imposer, ne rien imposer »

Propos recueillis par Malick Diawara
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Quand l'inclusivité est appliquée dans la construction des projets, les résultats sont plus probants. Pour le moringa et l'artémisia, l'ONG Tamounté a enregistré des résultats appréciables.
Quand l'inclusivité est appliquée dans la construction des projets, les résultats sont plus probants. Pour le moringa et l'artémisia, l'ONG Tamounté a enregistré des résultats appréciables.

Avec le lourd tribut payé ces dernières années et ces derniers mois par les humanitaires dans le Sahel, pris en étau entre enlèvements et assassinats par les terroristes islamistes, continuer à travailler dans des projets de développement au profit de communautés locales relève d'un courage et d'un sens de l'engagement qu'il faut saluer. Entre la menace sanitaire du Covid-19 et celle sécuritaire des terroristes, il faut avoir des objectifs clairs chevillés au corps pour prendre le risque de s'aventurer dans les zones rurales du Sahel souvent isolées. C'est le cas de l'ONG Tamounte, symbolique de ces associations humanitaires qui ?uvrent en silence et sous les radars et qui obtiennent surtout des résultats. C'est à la suite d'un voyage d'accompagnement d'une association de développement dans le sud du Maroc avec des lycéens dont elle était la professeure de géographie que Valérie Passeport a fondé Tamounte (« Ensemble » en amazigh), séduite qu'elle a été de voir la volonté et l'engagement des jeunes Marocains de faire revivre leur village niché dans une oasis au milieu d'un désert de pierre rouge. Après le Maroc, où son association a eu le temps de concrétiser avec la coopérative Afarag Iminkasar une production régulière de spiruline qui a permis de générer des revenus et d'autonomiser toute une communauté, c'est au Burkina Faso que Tamounte s'est engagé. À travers son témoignage, on mesure tous les défis que les ONG impliquées dans des actions de développe [...] Lire la suite