Takieddine se confie au JDD : il est en fuite... près de Paris

Journal du Dimanche

Condamné le 15 juin à cinq ans de prison ferme dans l’affaire dite de Karachi – des commissions occultes sur la vente de sous-marins au Pakistan liées à la campagne d’Édouard Balladur en 1995 –, Ziad Takieddine est en fuite… mais pas très loin. Absent au tribunal le jour du jugement, l’homme d’affaires franco-libanais est visé depuis par un mandat d’arrêt. La semaine dernière, certains de ses proches le disaient à l’étranger. Mercredi, il s’est confié au JDD via le réseau WhatsApp, sans cacher qu’il se trouvait toujours près de Paris, et en affichant une sérénité de façade.

"Je n’irai jamais en prison, j’ai 70 ans et j’ai fait appel, ma peine est suspendue", nous a-t-il déclaré. En réalité, son interpellation entraînerait son incarcération immédiate, mais est-il vraiment recherché? Son avocate s’efforce d’obtenir la levée du mandat d’arrêt. En attendant, l’intermédiaire jadis flamboyant maugrée sur son infortune et peste contre ceux qui l’ont "utilisé". Suit une de ses logorrhées habituelles, suite décousue d’accusations et d’invectives : "On me présente comme un vendeur d’armes, un menteur, je n’ai fait que régler des problèmes, j’ai aidé à signer des contrats et depuis neuf ans, dans ce pays de merde, on m’enfonce dans un trou. C’est digne d’un Etat mafieux. Quand je vais révéler ce que je sais, avec les preuves, tout va exploser. Je vais emmerder la France chaque jour de ma vie."

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Je ne savais pas que ça valait une mise en examen

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De tels serments, il en a formulé devant ...


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