Se taire au moment du choix, c’est trahir la démocratie

Libération.fr

Chaque vendredi, Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, chronique la campagne électorale.

Confrontation. L’épisode mouvementé de la journée Whirlpool des candidats résume la logique du second tour de toute élection présidentielle. Celle d’un duel implacable arbitré par les Français. Il n’y a pas d’autre issue pour les candidats que d’accepter le choc. Le second tour oblige à faire face. Beaucoup plus que l’on ne croit. Opposition de styles, de personnalités, de façons d’être bien sûr qui renseignent sur ce que pourrait être le comportement du futur élu.

En s’imposant de force dans l’agenda choisi par son rival - malgré l’indécence de son jovial et bref passage au milieu des douleurs des salariés - Marine Le Pen démontre qu’elle croit à la force en toute chose. Emmanuel Macron pour sa part fait le choix de l’argumentation et de la défense pied à pied, au milieu des salariés, de ce que sera demain son action. Autopromotion contre explications. Obligation aussi de faire face aux problèmes et de chercher à y répondre sans biaiser. La candidate d’extrême droite se contente d’une rapide pétition de principe («avec moi cela ne fermera pas») sans que l’on en sache plus sur les voies et moyens. Dans ce domaine, comme en matière économique plus généralement, elle préfère l’affirmation martiale à l’argumentation et, pour être plus direct encore, ce qu’elle sait être un mensonge plutôt que des solutions. Macron fait un choix inverse, celui de la pédagogie et des réponses qui seront assumées, bref, le choix des responsabilités auxquelles il concourt. Pétition contre décisions. Faire face, une obligation qui, au-delà des deux protagonistes, s’impose à chacun. Citoyens, bien sûr, qui doivent choisir en leur âme et conscience. Une présidentielle n’est pas une question de morale mais un choix politique. Il n’y a pas un bon vote et un mauvais vote, un vote chic et un vote pas chic, mais deux visions, absolument contradictoires, d’un avenir commun entre (...) Lire la suite sur Liberation.fr

L’insondable Francis Heaulme
Martin Hirsch: pas de politique dans les mails
Decouflé à Broadway «Je me suis fait marcher dessus»
Droite dans le mur
Mélenchon, futur député ou appelé à prendre de la hauteur ?

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages