Taha Bouhafs: les insoumis applaudissent le "journaliste", la majorité dénonce le "militant"

Romain Herreros
Capture d'écran du compte Twitter de Taha Bouhafs

POLITIQUE - “Quelque chose se prépare... la soirée risque d’être mouvementée”. Ce tweet publié à 20h58 ce vendredi 17 janvier par Taha Bouhafs, dans lequel il signale à ses 33.000 abonnés la présence du couple Macron au théâtre des Bouffes du Nord, provoque de nombreuses réactions dans le monde politique. 

Pour la majorité, le jeune homme de 22 ans, interpellé et placé en garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi pour “participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations” ne mérite pas la qualification de journaliste.

“Le militant Taha Bouhafs a appelé au lynchage du président de la République”, s’étrangle dans un tweet le député LREM de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, soulignant que l’intéressé était présent lors de l’intrusion d’opposants à la réforme des retraites au siège de la CFDT. “Le militant Taha Bouhafs a été interpellé (et qu’on ne parle de “journaliste”!)”, renchérit sa collègue des Yvelines, Aurore Bergé, également porte-parole du parti macroniste. 

Du côté de la France insoumise, parti au sein duquel Taha Bouhafs a milité puis porté une candidature lors des élections législatives en 2017, on réclame “la libération immédiate du journaliste”, à l’image du député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière.

“On arrête un journaliste pour avoir tweeté sur la présence du Méprisant au théâtre. Bienvenue en Macronie”, déplore également la députée insoumise Danièle Obono. “Le président de la République exfiltré goûte à l’impopularité en pleine capitale. Faute de pouvoir argumenter il exige la répression et l’arrestation d’un journaliste”, accuse aussi Mathilde Panot, députée LFI du Val-de-Marne. 

Retrouvez cet article sur le Huffington Post