Tags, banderoles... À la rue, Mégane se bat pour récupérer sa maison squattée par un locataire qui ne paie pas

"Ma mère s'est sacrifiée pour cette maison, et aujourd'hui c'est moi qui suis dehors", dénonce au micro de BFMTV Mégane, qui ne peut plus accéder à sa propriété.

La trêve hivernale a débuté ce mardi 1er novembre. Et jusqu'au 31 mars 2023, toute expulsion de locataire est illégale. Au grand désespoir de Mégane Lombard, propriétaire d'une maison à Fressenneville, dans la Somme, qui a décidé de se mobiliser pour expulser un locataire impayeur.

L'homme en question "ne paye plus depuis 15 mois", déplore au micro de BFMTV la propriétaire Mégane Lombard.

Jusqu'ici, elle était hébergée par le compagnon de sa mère. Mais après le décès de cette dernière en début d'année, Mégane s'est retrouvée à la rue et à voulu récupérer la maison, déjà louée.

"Je ne veux vraiment rien lâcher"

Des procédures ont été engagées de longue date, et un avis d'expulsion avait même été prononcé en juin. Mais quatre mois plus tard, rien n'a été fait.

Mégane a donc décidé d'alerter les voisins en affichant sur la grille de la maison des panneaux "Où est la justice?", "dette 11.500€" et de taguer en lettres capitales "squatteur" sur la façade.

"Je ne veux vraiment rien lâcher. Ma mère s'est sacrifiée pour cette maison, et aujourd'hui c'est moi qui suis dehors", dénonce Mégane, désormais hébergée à Lille, chez des amis, à 150 kilomètres de là.

"Ne pas ajouter de la précarité à la précarité"

Contactée par nos confrères de France Bleu, la préfecture de la Somme indique "suivre attentivement le dossier" et assure que "le recours à la force publique" aura lieu à la fin de la trêve hivernale. Pourquoi les autorités n'ont pas souhaiter expulser le locataire avant la trêve hivernale?

"Pour ne pas ajouter de la précarité à la précarité", justifie la sous-prèfete d'Abbeville.

Auprès de nos confrères, le locataire assure chercher une solution de relogement. "Je suis désolé de ce qui arrive, mais bon, c'est comme cela. J'ai fait plein de demandes avec l'assistant social, mais les procédures sont un peu longues. La préfecture a donné son accord pour que l'on reste jusqu'à début avril, je pense qu'il faut être patient et attendre d'être relogé dans les plus brefs délais", explique-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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