Taïwan: les défis qui attendent le nouveau président Lai Ching-te

Quatre mois après avoir remporté l'élection présidentielle, Lai Ching-te entame un mandat de quatre ans. Son franc-parler et sa ligne pro-américaine avaient séduit les électeurs. Entré en politique dans les années 1990, vice-président depuis 2020, il accède à l'âge de 64 ans à la tête du pays. Une consécration pour ce père de famille d'origine modeste.

Ce 20 mai, marque l’investiture du 16e président de la République de Chine, faisant suite à un double mandat de la présidente Tsai Ing-wen, dirigeante le plus populaire de l’histoire de la République. En effet, finissant avec 58% d’opinion favorable à son encontre, son parcours fait envie à bien des égards, laissant un grand défi à son successeur : Lai Ching-te.

Occupant encore pour quelques heures son poste actuel de vice-président, le médecin de formation ne bénéficie pas du capital sympathie de la présidente de son parti et va devoir faire face à de nombreux défis. Car, pour les quatre années à venir, la population attend de la nouveauté pour un troisième mandat avec le Parti démocrate progressiste au pouvoir.

Les attentes de changement des Taïwanais sont fortes, en matière socio-économique, qu'il s’agisse du logement, de la question de la natalité ou encore du traitement des travailleurs migrants, rapporte notre correspondant à Taïwan, Valentin Floquet. C’est un défi que Lai Ching-te devra relever en concertation avec l'opposition qui domine actuellement le Parlement. Une situation de cohabitation que sa prédécesseure n'avait pas connue.

Concernant les relations avec la Chine, il devrait tenter d'apporter une touche personnelle dans le cadre d'une certaine continuité.


Lire la suite sur RFI