Taïwan : après la fin des exercices militaires chinois, les leçons d'une semaine de crise

© Johnson Lai/AP/Sipa

Samedi a-t-il été pire que vendredi ? Non, si l’on en juge par le nombre d’avions chinois escortés par la chasse taïwanaise en dehors de son espace aérien et jusqu’à la ligne médiane qui sépare le détroit en deux. Samedi, selon le ministère taïwanais de la Défense, ses chasseurs ont repoussé l’intrusion de 20 appareils chinois contre 49 la veille. Mais le nombre d’aéronefs engagés de part et d’autre reste inédit et très impressionnant, et Taïwan peut se féliciter d’avoir développé sa flotte de combat au point de disposer de plus de 300 avions multi-rôles.

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Taïwan a réalisé que l’agressivité chinoise n’est pas que de la rhétorique et que les exercices de préparation militaires vont devenir le quotidien

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Avec ses F-16, Mirage, Ching-Kuo de fabrication nationale, Taïwan est même désormais confrontée à un problème de pénurie de pilotes qualifiés pour manœuvrer un nombre croissant de chasseurs de plus en plus agiles. L’artillerie sol-air a également été soumise à rude épreuve : tirs de fusée pour dévier la course des drones chinois, sauvegarde des Patriot pour détruire les missiles chinois de dernière génération hors de portée lorsqu’ils survolaient l’île principale avant de chuter dans les eaux du Pacifique.

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Mais la plus grande difficulté à venir sera surtout politique pour les autorités démocratiques de Taipei. « Taïwan a réalisé que l’agressivité chinoise n’est pas que de la rhétorique et que...


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