Taïwan : des élus suisses sur les traces de Nancy Pelosi ?

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Photo THOMAS PETER REUTERS.
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Après la présidente du Congrès des États-Unis, Nancy Pelosi, les parlementaires suisses sont dans le collimateur de Pékin. Plusieurs élus devraient, selon le journal Le Temps, se rendre à Taïwan à l’automne ou en janvier 2023. Mais les autorités chinoises se montrent réticentes.

L’ambassadeur de Chine à Berne, Wang Shiting, a ainsi assuré que son pays s’opposerait “à tout contact entre les personnalités politiques ou les parlementaires de Taïwan et ceux des pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine”.

Pourtant, note le titre genevois, “des parlementaires suisses se sont rendus à plusieurs reprises à Taïwan par le passé, sans que cela ne soulève de protestation particulière de la part de Pékin”. Des élus taïwanais ont également eu l’occasion de visiter le Palais fédéral suisse, ce qui n’avait pas semblé froisser le gouvernement chinois.

Se rapprocher de Taïwan

Mais, depuis la visite à Taïwan de la démocrate américaine, que Pékin considère comme une violation de souveraineté nationale, la situation a changé. En marge de ce voyage, “l’ambassade de Chine [en Suisse] a convoqué une conférence de presse en ligne” pour rappeler que le principe d’une seule Chine reste “un fondement politique des relations sino-suisses”.

Cette doctrine selon laquelle Taïwan est une province chinoise est, selon Wang Shiting, “une norme fondamentale régissant les relations internationales”. Berne ne doit pas l’oublier, si elle veut “préserver l’intérêt général de ses relations bilatérales” avec Pékin.

Côté helvète, la visite de la démocrate américaine a relancé les débats autour des liens de la Confédération avec le géant asiatique. Les Verts estiment notamment que “la Suisse fait preuve d’une frilosité excessive à l’égard de la Chine” et souhaitent “affirmer davantage les liens avec Taïwan”. Des personnalités d’autres partis, comme le député socialiste Fabian Molina, se sont également exprimées dans ce sens, sans pour autant vouloir abolir le principe d’une seule Chine.

Une telle position n’est pas nouvelle parmi les parlementaires suisses. Il y a un peu moins d’un an, le Conseil national (la chambre basse du pouvoir législatif suisse) s’était déjà engagé à “améliorer les relations avec Taïwan”. Le vice-ministre taïwanais des Affaires étrangères avait par ailleurs été accueilli à Genève, lors de sa tournée européenne, à l’automne 2021.

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