Y a-t-il un flic pour sauver la Police ? Entretien avec Alexandre Langlois

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Policier depuis une quinzaine d’années et membre actif du syndicat Vigi, Alexandre Langlois s’apprête à quitter la Police nationale. Une décision qui lui coûte mais l'institution ne semble pas prête à le laisser partir si vite… Entretien avec un flic franc du collier.

En entrant dans la Police nationale, Alexandre Langlois a peut-être eu un tort : refuser de laisser à la porte son franc-parler et ses convictions. Après 15 ans de service, il s’apprête à rendre son insigne, désabusé, usé par ses années à batailler avec sa hiérarchie, à tenter de faire bouger les lignes en interne. Sur le plan professionnel, à en juger par son dossier, Alexandre Langlois a donné entière satisfaction à ses supérieurs au sein des services de renseignements territoriaux, les anciens renseignements généraux. Mais en tant que syndicaliste, il est devenu la bête noire de la Direction générale de la Police nationale. Sur les suicides de policiers, les problèmes de moyens, de méthodes ou des cas de harcèlements, le flic, à la tête de son syndicat Vigi, n’a pas hésité à dézinguer à tout va, avec dans le viseur toute la haute hiérarchie policière, du directeur général de la police nationale aux différents ministres de l’Intérieur. Les autres syndicats de l'institution, notamment les plus gros, n’ont pas non plus été épargnés par ses sorties fracassantes.Des prises de position et une méthode en rupture avec les usages au sein de la maison poulaga. Et lorsque qu’éclate le mouvement des gilets...

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