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Des têtes couronnées aux funérailles de Victor Emmanuel de Savoie

Le prince Albert II de Monaco assiste aux funérailles de Victor Emmanuel de Savoie, fils du dernier roi d'Italie, le 10 février 2024 à Turin (Marco BERTORELLO)
Le prince Albert II de Monaco assiste aux funérailles de Victor Emmanuel de Savoie, fils du dernier roi d'Italie, le 10 février 2024 à Turin (Marco BERTORELLO)

Des membres de familles royales ont assisté samedi pour les funérailles à Turin de Victor Emmanuel de Savoie, fils du dernier roi d'Italie, décédé le 3 février à 86 ans à Genève.

Les funérailles de cet héritier controversé d'une dynastie déchue et exilée après sa compromission avec le fascisme se sont cependant déroulées dans une relative indifférence à Turin (nord de l'Italie), berceau de la maison des Savoie.

Sous un ciel pluvieux, la veuve de Victor Emmanuel, Marina Doria, et son fils Emmanuel Philibert de Savoie ont été vus entrant dans la cathédrale de Turin pour la cérémonie privée, en compagnie d'invités comprenant le prince Albert II de Monaco, le grand-duc Jean de Luxembourg et Sofia d'Espagne.

Environ 200 personnes s'étaient rassemblées devant la cathédrale, portant des couronnes mortuaires, quand le cercueil recouvert d'un drapeau aux couleurs rouge et blanc des Savoie a été porté à l'intérieur de l'édifice.

Victor Emmanuel devait ensuite être inhumé dans le caveau familial, dans la basilique de Superga qui surplombe Turin, construite au début du XVIIIe siècle sur ordre du duc Victor Amédée II de Savoie.

La majeure partie des membres de la famille des Savoie est enterrée dans cette basilique.

Né le 12 février 1937 à Naples, Victor Emmanuel était le chef de la maison des Savoie qui occupa le trône d'Italie de 1861 à 1946, et le fils du dernier roi, Umberto II, qui n'a eu ce titre que de mai à juin 1946.

Il a quitté l'Italie à l'âge de 9 ans, banni avec tous les descendants masculins de la maison royale par la Constitution de 1946 pour sanctionner la collaboration de son grand-père, Victor Emmanuel III, avec le régime fasciste et la signature des lois raciales.

Il n'a pu revenir dans la péninsule qu'en décembre 2002, après la levée de l'exil votée par le Parlement italien. Pour l'obtenir, il avait dû jurer fidélité à la République, un geste auquel il s'est longtemps refusé.

ams/lpt/ib