Avec "Ténor", MB14 signe le premier rôle dont il "rêve depuis dix ans"

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MB14 et Michèle Laroque sont à l'affiche de Ténor, réalisé par Claude Zidi Jr, au cinéma ce mercredi 4 mai. (Photo: David Koskas)
MB14 et Michèle Laroque sont à l'affiche de Ténor, réalisé par Claude Zidi Jr, au cinéma ce mercredi 4 mai. (Photo: David Koskas)

MB14 et Michèle Laroque sont à l'affiche de Ténor, réalisé par Claude Zidi Jr, au cinéma ce mercredi 4 mai. (Photo: David Koskas)

CINÉMA - MB14 apparait pour la toute première fois sur grand écran dans Ténor, de Claude Zidi Jr, au cinéma ce mercredi 4 mai. Avec Michèle Laroque à ses côtés, il vient brouiller les frontières entre deux styles musicaux que tout oppose: le rap et l’opéra.

Révélé en 2016 dans The Voice, vous vous souviendrez sans doute de son passage aux auditions à l’aveugle, durant lesquelles il reprend le célèbre titre de Coolio “Gangsta’s Paradise”. La vidéo publiée sur la chaine YouTube de l’émission compte plus 89 millions de vues. Déjà à l’époque, on sentait diverses influences dans cette reprise alternant beatbox, rap, et quelques notes lyriques très bien maitrisées. Alors il était la recrue idéale pour incarner Antoine, le personnage principal de Ténor.

“Ce film, c’est ma carte de visite”

Dans le film, le jeune homme travaille comme livreur de sushis. Ce job l’amène jusqu’aux portes de l’Opéra Garnier à Paris, pour une commande au nom de Mme Loyseau (interprétée par Michèle Laroque). Ancienne cantatrice devenue professeur de chant, elle se donne pour mission de faire d’Antoine un grand ténor. Le jeune banlieusard parisien est alors plongé dans une culture bourgeoise très éloignée des battles de rap auxquelles il participe régulièrement, et se laisse convaincre de suivre un enseignement lyrique.

Ce premier rôle, MB14 l’attend depuis plus de dix ans. “Je ne pouvais pas rêver mieux pour débuter que d’interpréter un jeune rappeur”, explique-t-il, interrogé par Le HuffPost. “Je me reconnais totalement dans ce mélange entre musique classique et urbaine. Je me suis surtout senti proche de mon personnage. C’est un mec un peu perdu dans sa vie, et sensible”, ajoute-t-il.

Un rôle exigeant, qui lui a demandé un grand travail de préparation. “Même si j’ai une expérience de chanteur, l’opéra demande une vraie maitrise technique qui ne s’improvise pas. On doit faire résonner le son pour toute une salle de 2000 personnes”, explique-t-il. Alors pour atteindre ces notes tant convoitées, il a travaillé avec Caroline Fèvre, chanteuse lyrique et coach vocale. “Elle me donnait des cours de chant trois ou quatre fois par semaine, pendant deux mois, pour m’apprendre toute la science propre à cette discipline, notamment le placement, le larynx, les résonateurs”, explique-t-il.

Le film de Claude Zidi Jr.marque pour lui le début d’une double carrière, entre cinéma et musique. “Les deux se complètent totalement”, assure-t-il. Il espère d’ailleurs que Ténor mettra en lumière ses compétences: “Ce film c’est vraiment ma carte de visite. Si je devais me présenter à quelqu’un je lui dirais ‘regarde Ténor, tu vas voir ce que je sais faire dans la vie’”.

MB14 et Michèle Laroque, duo inattendu

Et c’est avec Michèle Laroque qu’il entre dans le grand bain. Ils ne s’étaient jamais rencontrés avant le tournage, mais ces deux inconnus ne l’étaient pas tant que cela. “Elle, elle ne me connaissait pas, mais moi je l’avais déjà vue dans beaucoup de sketches avec Pierre Palmade!”, lance MB14. “Mais moi aussi je voyais très bien qui il était!”, rétorque l’actrice. “J’ai regardé The Voice, dès la première audition d’ailleurs, j’aime beaucoup l’émission. Je me souviens très bien de MB et de sa particularité. En revanche, je ne me suis jamais dit qu’on ferait un film ensemble, c’est ça qui est marrant”, remarque-t-elle.

Une complicité nouvelle et flagrante, qui se ressent autant dans la réalité que dans la fiction. Le lien de leurs personnages, basé sur le partage, crée une passerelle entre deux mondes, et se dévoile particulièrement dans une scène durant laquelle les protagonistes transforment le poème Demain dès l’aube de Victor Hugo...en couplet de rap.

“Cette scène traduit bien leur relation. Chacun transmet des choses à l’autre, il y a un vrai échange. Il faut dire que Madame Loyseau est toujours ouverte aux nouvelles expériences”, explique Michèle Laroque. “Il est l’enfant qu’elle n’a pas, et elle remplace sa mère qui est loin”, approuve MB14.

Le 29 avril, MB14 a dévoilé le single qui accompagne le film, lui aussi tourné à l’opéra Garnier, et intitulé Ma place”. Lui semble en tout cas avoir trouvé la sienne.

À voir également sur Le HuffPost: Ils transforment des comptines pour enfant en musique de rap

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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