Pourquoi le procès du cardinal Barbarin restera comme un moment historique

Ilan Caro
Le procès de l'archevêque de Lyon a offert pour la première fois une confrontation salutaire entre des victimes d'actes pédophiles et la hiérarchie de l'Eglise.

Quatre jours d'audience d'une grande densité, des témoignages bouleversants de la part des victimes, l'interrogatoire inédit d'un cardinal devant une juridiction pénale et une décision attendue tant pour sa valeur symbolique que juridique... Le procès de Philippe Barbarin, l'archevêque de Lyon, et de cinq coprévenus pour non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs, restera comme un moment historique pour l'Eglise et les victimes d'actes pédophiles, mais aussi pour la justice et le droit.

Parce qu'il a permis un face-à-face inédit

D'un côté de la barre, neuf hommes, tous victimes dans les années 1980 et 1990 du père Preynat, responsable d'un groupe de scouts à Sainte-Foy-lès-Lyon ; de l'autre, six prévenus ayant occupé diverses responsabilités au sein du diocèse de Lyon. Jamais en France un procès sur la question de la dénonciation d'actes pédophile n'avait encore réuni un tel casting.

Cet automne, la justice a condamné l'ancien évêque d'Orléans à huit mois de prison avec sursis pour "non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs". Mais l'homme d'Eglise, 83 ans, à la retraite depuis huit ans, n'avait pas fait le déplacement dans la salle d'audience.

A Lyon, pendant quatre jours, les parties civiles ont au contraire pu se confronter (...)

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