Témoignage : le lieutenant de vaisseau des commandos marine Louis Saillans sort un ouvrage

Entré dans les commandos marine en 2011, Louis Saillans a participé à des opérations de libération d’otages mais aussi de neutralisation de terroristes. Cette expérience lui a fourni une matière importante pour écrire un livre intitulé Chef de Guerre. L’intéressé rapporte que son épouse était au courant de ses missions mais qu’elle a découvert l’intégralité de ce qu’il a fait dans le livre en question. "Elle m’a dit qu’elle était contente que je ne lui en ai jamais parlé avant", s’amuse-t-il, en faisant référence aux grands risques qu’il prenait. Pour Louis Saillans, qui compte désormais quitter l'Armée, une incertitude persiste tout au long de la carrière de militaire, celle "de savoir si on sera à la hauteur". "On a beau nous entraîner, on ne sait pas si on sera à la hauteur le jour où on aura vraiment quelqu’un qui voudra en découdre en face de nous", estime-t-il. Pas le goût du sang L’intéressé rejette également l’accusation courante selon laquelle un soldat aurait un tantinet le goût du sang. "Souvent, on peut être comparé à des espèces de bouchers […] c’est une notion qui me dégoûte un peu parce que l’essence même de notre métier, c’est d’épargner le sang", juge-t-il. Enfin, l’auteur tient à mettre en avant le volet humanitaire de son travail, notamment la défense de l’accès à l’éducation, à l’eau, à l’électricité. Selon lui, sans ses éléments, "on ne gagnera pas les guerres parce qu’on ne gagnera pas les cœurs et on ne gagnera pas les esprits".