TÉMOIGNAGE. "Condamné à tort à dix ans de détention, je suis devenu acteur en prison"

De la noirceur de la prison aux éclairages des tournages, Youssef Zouini a su rebondir, à n'en pas douter. Mais le 14 avril 2005 reste gravé à jamais dans son esprit. Il est 6 heures du matin lorsqu'une dizaine de policiers cagoulés fracassent sa porte pour perquisitionner son domicile. Menotté, accusé de braquage, l'étudiant en BEP tombe des nues. "On m'a dit : « Ça va prendre quelques heures », ça a pris quelques années...", déplore-t-il. On le place en garde à vue, et on lui présente un masque de fantôme, celui du film Scream.

"C'était bien le mien, je l'avais prêté à une ancienne connaissance de lycée pour une soirée d'Halloween." Mais voilà, ce masque a servi lors d'un violent braquage survenu six mois plus tôt, avec la prise en otage de dix-sept employés. Quand on l'interroge sur ce qu'il faisait le soir des faits, Youssef se trompe de vingt-quatre heures. "Une erreur fatale, regrette-t-il. Je me souvenais approximativement avoir passé la nuit avec ma petite amie. En réalité, ce soir-là, j'étais chez moi au téléphone avec elle pendant deux heures."

En prison, pour ne pas devenir fou, il s'inscrit à l'atelier théâtre

Les policiers en concluent que Youssef ment et faisait partie de la bande de braqueurs. Il est déféré devant le juge d'instruction. "Le magistrat m'a annoncé : « Monsieur Zouini, vous êtes monté dans le train, je vais vous emmener au terminus. »" Le jeune Nantais au casier judiciaire vierge est incarcéré. "Dès (...)

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