Télescope spatial James Webb : "29 jours de terreur" où tout pourrait capoter

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Le lancement du plus gros et plus puissant observatoire spatial est désormais imminent. Mais les heures et les jours qui suivront le décollage promettent une bonne dose de suspense. Car le télescope James Webb mettra quatre semaines pour se mettre en orbite et déployer peu à peu ses panneaux solaires, écrans de protection ou systèmes optiques. Des séquences aussi complexes que périlleuses qui pourraient faire échouer l’ensemble de la mission…

CADEAU DE NOEL. Tout est fin prêt pour le lancement du Télescope James Webb (JWST pour les intimes), le plus gros et le plus puissant observatoire spatial échafaudé par la Nasa avec la collaboration des agences spatiales européenne et canadienne. Après trois décennies de développement, moult péripéties et quantité de reports, il devrait donc s’envoler le 25 décembre, à 13h20 (heure de Paris) à bord d’une fusée Ariane 5 depuis le Centre spatial guyanais de Kourou. C’est peu dire que cette machine est attendue par la communauté des astronomes ! Ce sera donc, pour eux, un formidable "cadeau de Noël" tant l’engin devrait dégager un immense espace de découvertes.

Un voyage de 1,5 million de kilomètres

Mais le plus dur – et le plus stressant – sera encore à venir pour ce télescope révolutionnaire, qui avec son "œil infrarouge" surpuissant examinera l’éclat des toutes premières étoiles, les processus de formation planétaire ou l’atmosphère des exoplanètes. Le successeur de Hubble devra en effet parcourir 1,5 million de kilomètres avant d’atteindre sa "place de parking" et se satelliser autour du Point de Lagrange L2. Soit un transit d’environ quatre semaines où l’engin – lancé en position repliée en raison de ses 22 mètres d’envergure, comparable à un terrain de tennis ! – se déploiera progressivement.

Vue d'artiste du lancement par une fusée Ariane 5 du télescope James Webb en positon repliée. Crédit : Nasa

Origami dans l’espace

"29 jours sur le fil du rasoir", pour reprendre l’expression de la Nasa, où tout pourrait capoter. Car cette longue séquence de déploiement, sorte d’origami dans l’espace, sera aussi inédite que complexe. Elle fera intervenir 178 mécanismes qui comportent, eux-mêmes, 344 points de défaillance potentiels. De quoi donner des sueurs froides aux responsables de la mission ainsi qu’aux milliers de scientifiques et d’ingénieurs impliqués. Au cours des vingt dernières années et en particulier depuis cinq ans, la Nasa a néanmoins testé les différents s[...]

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