Le Télescope James Webb nous plonge dans la nébuleuse d'Orion grâce à des images sublimes

Gros plan sur la plus importante et la plus proche pouponnière d'étoiles de la Voie Lactée, avec des détails d'une précision sans précédent.

La Nébuleuse d'Orion, aussi connue sous le nom de Messier 42, fait le bonheur des astronomes amateurs. Visible depuis la Terre, à l'œil nu dans de très bonnes conditions ou avec une paire de jumelles, c'est la nébuleuse la plus brillante dans le ciel et la fabrique d'étoiles massives la plus proche de nous, à environ 1.350 années-lumière. Elle constitue un environnement similaire à celui où est né le système solaire, il y a 4,6 milliards d'années.

Masquée par la poussière

L'étudier permettrait donc de mieux saisir les conditions initiales qui ont guidé la formation du Soleil et de son cortège de planètes. Problème : le cœur de la nébuleuse est riche en poussière, un élément qui gène les observations en lumière visible. Ainsi, des télescopes même très puissants comme Hubble ne peuvent y pénétrer en profondeur. Mais le télescope James Webb, avec ses optiques infrarouge, est, lui, capable de percer cet écran d'opacité pour révéler des détails d'une précision inédite. Dernièrement, dans le cadre d'un de , l'instrument a donc été braqué sur la nébuleuse d'Orion et les données ainsi obtenues ont été traitées par une équipe franco-canadienne, impliquant des scientifiques du CNRS, de l’Université Paris-Saclay et de l'Observatoire de Paris-PSL. Le résultat est bluffant !

Orion Crédit : NASA/ESA/CSA/PDRs4All ERS Team/Salomé Fuenmayor/Olivier Berné
Orion Crédit : NASA/ESA/CSA/PDRs4All ERS Team/Salomé Fuenmayor/Olivier Berné

La région interne de la nébuleuse d'Orion vue à la fois par le télescope spatial Hubble (à gauche) et le télescope spatial James Webb (à droite). Cliquez pour une version HD. Crédits : NASA/ESA/CSA/PDRs4All ERS Team/Salomé Fuenmayor/Olivier Berné.

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Des systèmes planétaires en formation

Parmi les structures observées, le James Webb a détecté de longs filaments denses de matière pouvant s'étendre sur 40 unités astronomiques (1 ua = la distance Terre/Soleil). Ces filaments alimentent en gaz et éléments, les zones où de nouvelles générations d'étoiles se forment. Et parfois, ce sont même des systèmes en formation qui ont été observés. Ces derniers sont constitués d'une proto-étoile centrale entourée[...]

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