Quand la télévision d'État chinoise utilise une fausse journaliste française pour diffuser sa propagande en France

Valérie Crova
·1 min de lecture

Dans une tribune parue sur le site de la télévision d’État chinoise CGTN, qui a obtenu récemment l’autorisation par le CSA d’émettre en français. Cette jeune femme, qui se présente comme journaliste indépendante basée en France, démonte les accusations de génocide et de persécution subies par la minorité ouighoure.

Sauf que cette ''Laurène Beaumond", qui dit s’être rendue plusieurs fois dans le Xinjiang, n’a pas de carte de presse, selon nos confrères du Monde qui n'ont pas retrouvé sa trace dans le fichier de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels français. Sur son compte Twitter, créé en mars 2021, c'est par ailleurs une photo d'illustration, disponible à l'achat dans les banques d'images, qui fait office de photo de profil.

Aucune trace d'elle sur Google

Une ''note de l'éditeur'' précède la tribune publiée sur francais.cgtn.com, pour en présenter la supposée auteure : ''Journaliste indépendante basée en France, doublement diplômée d'histoire de l'art et d'archéologie à l'université de la Sorbonne-IV et détentrice d'un Master de journalisme, Laurène Beaumond a travaillé dans différentes rédactions parisiennes avant de poser ses valises à Beijing où elle a vécu presque 7 ans." Or en dehors de cette tribune, une recherche sur Google ne laisse apparaître aucun article avec l'occurence "Laurene Beaumond". Étrange, pour une journaliste qui a vécu en Chine et a collaboré avec "plusieurs rédactions en France".

"Laurène Beaumond", dans un long (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi