Télétravail : pourquoi ça coince encore dans beaucoup d'entreprises

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Le gouvernement le martèle depuis des mois, mais les entreprises peinent toujours à l’entendre: le télétravail à 100 % doit être la règle et la présence sur site l’exception. Le Premier ministre l’a de nouveau rappelé jeudi soir en évoquant "au moins quatre jours" à distance par semaine. Le salarié peut revenir au bureau une journée s’il en exprime le besoin. Mais cette souplesse introduite en début d’année face au désarroi de certains semble avoir été détournée au fil du temps. Des directions ont imposé la présence y compris pour des tâches pouvant s’effectuer chez soi. Comme l’a pointé Jean Castex, "beaucoup d’entreprises sont encore loin" du compte.

Selon une étude du ministère du Travail menée auprès de 1.300 sociétés, un tiers ne l’ont pas mis en place sur des postes pourtant "télétravaillables". En février, trois fédérations (banques, assurances, conseil) avaient été convoquées à deux reprises par Élisabeth Borne qui leur a enjoint de faire plus et mieux. Sans effet visiblement. Dans le secteur du conseil, de l’événementiel et de la communication ou encore de la culture, le nombre de salariés en présentiel a diminué de… 1 point entre ces deux rendez-vous.

Effectuer ses tâches loin du bureau permet de réduire la circulation du virus

"La ministre parle, mais elle ne reçoit pas beaucoup d’échos", soupire un représentant des salariés. Des entreprises ayant commencé à négocier sur le sujet ont depuis suspendu les discussions. Dans le secteur du conseil, les organisations pat...


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