Télétravail : les négociations entre Medef et syndicats n'avancent pas

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Entre le Medef, qui refuse de nouvelles contraintes, et les organisations syndicales, qui entendent cadrer les pratiques, les négociations patinent sur le dossier du télétravail.

Les négociations les plus compliquées ne sont pas toujours celles que l'on croit. Celle qui s'est ouverte le 3 novembre sur le télétravail en est le parfait exemple. Jeudi soir, le patronat a annulé à la dernière minute une réunion prévue le ­lendemain sur le sujet, pour cause de rendez-vous au ministère du Travail. Un imprévu que certains ont interprété comme le fruit d'un enthousiasme modéré. À commencer par la CFDT, très remontée contre le Medef, qui refuse de voir de nouvelles obligations imposées aux entreprises.

Mardi après-midi, leurs diver­gences devraient à nouveau ­s'exposer lors d'une avant-dernière séance d'échanges, la conclusion étant prévue pour le 23 novembre. "La semaine prochaine sera décisive", prévient Hubert Mongon, chargé du dossier au Medef.

Plus de divergences que de convergences

La veille, le négociateur aura transmis aux cinq syndicats un projet d'accord d'une vingtaine de pages. Certains points rejoignent leurs attentes, comme la prévention de l'isolement, la préservation de la cohésion sociale ou encore l'intégration du télétravail dans le fonctionnement de l'entreprise. Mais pour le reste, le bras de fer risque de se poursuivre. "Il y a plus de zones de divergence que de convergence, déplore Catherine Pinchaut, secrétaire nationale de la CFDT. Droit à la déconnexion, charge de travail… C'est “non” à chaque fois. Or, depuis le deuxième confinement, les entreprises ont été loin d'être exemplaires."

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