Télétravail : « Cela m'arrive de bâiller en audioconférence »

Par Olivier Ubertalli
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« Pendant ces journées de télétravail, il y a eu des temps morts, des journées où personne ne vous appelle. »
« Pendant ces journées de télétravail, il y a eu des temps morts, des journées où personne ne vous appelle. »

Pour de nombreux Français, le confinement a été le synonyme d'une nouvelle vie de bureau? à la maison. Depuis le reconfinement qui a commencé le 30 octobre, le télétravail devient à nouveau la norme pour une grande partie des salariés français. Le temps des transports en commun bondés, du petit café entre collègues, des discussions informelles dans les couloirs et des réunions en « présentiel » serait-il définitivement révolu ? Le Point donne la parole à des salariés et des patrons qui racontent les bouleversements provoqués par le télétravail et leur nouvelle vie au bureau.

Constance travaille dans une grande institution culturelle d'Île-de-France. Elle explique à quel point le télétravail est antinomique du spectacle vivant.

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« En mars, du jour au lendemain, l'institution culturelle où je travaille a dû fermer ses portes. Tous les employés ont dû rester chez eux. Nous pouvions passer en arrêt maladie pour garder les enfants ou en télétravail. J'ai pu faire du télétravail vu que mon conjoint était également à la maison. On se relayait pour garder notre fils de quatre ans. Mais il fallait lutter pour lui faire dormir une sieste et disposer de deux heures tranquilles de télétravail. Au niveau de l'institution, ce fut un peu le chaos. Tous les employés étaient choqués et dépités. On se retrouvait sans spectacle vivant. Sans public. En général, nous élaborons notre programm [...] Lire la suite