Télésurveillance des examens : HEC enregistre les mouvements des yeux de ses étudiants

L'Oeil du 20 heures

Jusqu’à présent, les examens à l’université, c’était sous les yeux d’un surveillant. Mais depuis l’épidémie de coronavirus, le pion a été remplacé par des logiciels qui filment les candidats chez eux et analysent leurs moindres faits et gestes pour détecter des tricheurs potentiels. Une innovation qui inquiète les étudiants.

Capucine Durieux est étudiante à HEC, une grande école de commerce. Mardi 2 juin, elle passera ses examens de fin d’année chez elle. Mais pour cela, elle a dû installer un mouchard sur son ordinateur, à la demande de son école. Elle doit d’abord filmer la pièce dans laquelle elle compose, pour montrer au programme l’absence d’antisèches. Puis l’épreuve commence, et voici ce que le logiciel enregistre : « tous les sons de notre environnement, la webcam, l’endroit où on se trouve, notre identité, mais aussi et surtout le mouvement de notre tête, de nos yeux, de notre bouche… notre écran, tous les sites que l’on visite, » énumère-t-elle.

"Une prise de contrôle totale"

Pendant toute la durée de l’épreuve, les micro-mouvements de son visage seront ainsi analysés. Si le programme trouve son comportement suspect, l’école pourra déclencher une enquête et vérifier l’enregistrement pour s’assurer qu’elle n’a pas triché. « C’est une prise de contrôle totale de l’ordinateur, » estime-t-elle. « Je ne suis pas d’accord mais il s’avère que si on n’accepte pas ce contrat, on est (...)

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