Téléphonie : personne au bout du fil

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Alors que confinement et télétravail obligent à être connecté, plus d’un million de Français seraient tributaires de lignes de téléphonie fixe trop souvent en panne.

Cette dame est contrainte de prendre sa voiture pour prévenir les pompiers que son mari est en insuffisance respiratoire, cette autre parcourt 4 kilomètres pour alerter de l’AVC de son conjoint, et cet homme, en hospitalisation à domicile, sans ligne téléphonique pendant quinze jours, est dans l’incapacité d’informer quiconque en cas de chute ou de problème. Il y a aussi ce couple d’éleveurs d’agneaux qui a été privé de ligne pendant sept semaines à l’époque des ventes de Noël et cet hôtelier-restaurateur qui l’a été pendant douze mois et qui, faute de pouvoir recevoir les réservations des clients, en a perdu un grand nombre. Il y a ces maires, ces habitants obligés de grimper sur un poteau téléphonique pour en fixer le fil.

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A l’heure du tout numérique, ils seraient plus d’un million de Français métropolitains à dépendre, pour leurs communications, la télé-assistance, l’utilisation des terminaux de cartes bleues, pour remplir leurs papiers administratifs, exclusivement des lignes de téléphone fixe, celles, anciennes, que l’on dit «en cuivre». A ces derniers, il faut ajouter tant d’autres tributaires d’un réseau mobile capricieux. En réponse au questionnaire envoyé en décembre par l’Association des maires ruraux de France, des dizaines d’élus ont raconté leurs problèmes de connexion, les années d’attente pour obtenir une antenne et cette 4G qui est au mieux de la 3G, au pire… rien du tout. «Alors, nous parler de la 5G, on a l’impression qu’on ne vit pas sur la même planète », s’insurge un maire de Nouvelle-Aquitaine.

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