Les télécoms, nouveaux supplétifs de la cyberdéfense

Libération.fr
Un analyste en cybersécurité examine le code d'un logiciel malveillant, dans un laboratoire de l'Idaho, aux Etats-Unis, en 2011.

Le projet de loi de programmation militaire prévoit d'autoriser les opérateurs à déployer sur leurs réseaux des outils de détection des attaques informatiques, et d'élargir les prérogatives de l'agence française de cybersécurité.

C’est une nouveauté qui pourrait provoquer quelques gros débats dans les semaines à venir : faire des opérateurs de télécommunications des postes avancés de la lutte contre les cyberattaques… En les autorisant à surveiller ce qui transite sur leurs réseaux. Adopté jeudi 8 février en Conseil des ministres et déposé dans la foulée à l’Assemblée, qui doit l’examiner en mars, le projet de loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2019-2025 contient en effet un article qui autorise les opérateurs à mettre en place des «dispositifs de détection des attaques informatiques». Objectif affiché : pouvoir repérer au plus tôt des vagues de logiciels malveillants, tels WannaCry et NotPetya qui s’étaient répandus l’an dernier, ou encore des attaques massives par «déni de service distribué» (DDoS), c’est-à-dire par saturation de la cible sous un afflux de connexions, comme celles qui avaient frappé l’hébergeur français OVH ou la société américaine Dyn en 2016. «Le vrai sujet, c’est de voir arriver le "big one"», expliquait il y a dix jours à Libération une source proche du dossier.

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Guillaume Poupard, le directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) chargée de superviser la sécurité des réseaux de l’Etat et des entreprises stratégiques, balise d’ailleurs le terrain depuis plusieurs mois. En octobre, lors du grand rassemblement des entreprises du secteur à Monaco, il faisait déjà part de sa volonté de «travailler avec les opérateurs télécoms», qui «ont probablement la capacité d’agir» avant que des attaques informatiques ne fassent de gros dégâts. Des opérateurs qu’il s’agit de «rendre plus (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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