Téhéran met ses menaces à exécution et démarre le processus d'enrichissement d'uranium à 20%

·2 min de lecture

Conformément à une récente loi du Parlement contrôlé par les conservateurs, Téhéran a annoncé avoir entamé le processus d'enrichissement de l'uranium à 20%. Dans le cadre de l'accord nucléaire de 2015, Téhéran s'était pourtant engagé à ne pas dépasser le seuil de 3,67%.

De notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Téhéran a mis à exécution sa menace en commençant l'enrichissement à 20% dans le site souterrain de Fordo, selon le porte-parole du gouvernement.

Dans le cadre de l'accord nucléaire de 2015, l'Iran s'était engagé à enrichir l'uranium seulement à niveau inférieur à 4% et uniquement dans le site de Natanz.

L'Iran doit produire 120 kilogrammes d'uranium enrichi à 20%. Ce qui l'approche du taux de 90% utilisable à des fins militaires.

Ainsi l'Iran entre dans une un nouveau cycle de tension avec les pays occidentaux. La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, signataires de l'accord nucléaire de 2015 avaient demandé à l'Iran à ne pas appliquer la loi votée par le Parlement.

Cette loi prévoit également la fin des inspections inopinées de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) si rien n'est fait par les pays occidentaux, notamment les États-Unis pour lever les sanctions imposées contre Téhéran par Donald Trump qui ont considérablement limité les exportations pétrolières du pays et ses relations bancaires avec le reste du monde.

Autre signe de fermeté, un haut responsable militaire a affirmé qu'il n'était pas question de limiter le programme balistique du pays comme le demandent les Occidentaux.

L'Union européenne a dénoncé le comportement de l'Iran et a dit attendre un briefing du directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) prévu dans la journée, avant de décider d'une éventuelle action.