Le Système solaire est dans une région plus dense qu’on ne le pensait

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Le milieu interstellaire. C’est ainsi que les astronomes nomment cet espace, au cœur d’une galaxie, qui se situe en dehors de l’influence directe des étoiles. Un no man’s land dans lequel se bousculent tout de même les particules et la lumière émises par les quelque 100 milliards d’étoiles qui peuplent la Voie lactée. Seules les deux sondes Voyager se sont déjà suffisamment éloignées du Soleil pour franchir la frontière invisible de l’espace dominé par notre étoile.

Aujourd’hui, des mesures effectuées par la sonde de la Nasa New Horizons éclairent cette région de notre Galaxie d’un jour nouveau. Selon les résultats des chercheurs, avec environ 40 % plus d’atomes d’hydrogène que certaines études antérieures le suggéraient, le milieu interstellaire local est plus dense que l’avaient imaginé des astronomes.

Rappelons que la sonde New Horizons navigue actuellement au cœur de la ceinture de Kuiper, aux confins du Système solaire. Et c’est par là qu’elle a été en mesure de capter des ions fraîchement issus du milieu interstellaire. Des ions qui se distinguent de ceux qui composent le vent solaire par une énergie beaucoup plus élevée. Des ions dont la quantité trahit finalement la densité du milieu interstellaire.

Des résultats qui convergent enfin

Cette densité, les chercheurs l’évaluent à 0,127 particule par centimètre cube, soit environ 120 atomes d’hydrogène par litre. Un résultat conforme à une mesure du ralentissement – dû aux particules du milieu interstellaire – du vent solaire effectuée par la sonde Voyager 2 en 2001. Mais qui s’écarte des résultats obtenus plus récemment par la sonde de la Nasa Ulysse ou encore grâce...

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