Comment notre système de santé va sortir renforcé de la crise

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Nous avons l’un des meilleurs systèmes de santé du monde, pourtant, il a été pris de court par la crise. Quelles leçons en tirer ? Emmanuel Rusch : Notre capacité à anticiper l’épidémie a été battue en brèche, alors qu’on annonçait la survenue des maladies émergentes et contagieuses depuis des années. J’y vois la conséquence d’une doctrine économique qui, en «temps de paix», est basée sur l’efficience et la politique du flux tendu. Cela fonctionne quand il n’y a pas trop de variations. Mais la pandémie a soumis les établissements de santé, les cabinets de médecins et les soignants à un flot brutal de patients sans qu’ils disposent des stocks nécessaires pour répondre aux besoins.

On a manqué de masques, de lits, de respirateurs, de personnel… Il faudra retenir de cette crise l’importance d’avoir une gestion des stocks digne de ce nom. Elle avait été déléguée aux entreprises et aux établissements hospitaliers, mais c’était une erreur.

Quelles autres fragilités faudrait-il corriger ?On s’est aperçu que le système est déséquilibré et privilégie trop le curatif aux dépens du préventif et de la promotion de la santé. La pénurie d’outils comme les masques et les tests n’a pas permis d’empêcher la circulation du virus sur le territoire. Comme nous n’avons pas été en mesure de prévenir en amont, il a fallu traiter le sujet en curatif dans les hôpitaux, qui ont été rapidement saturés. Mais il faut croire que nous ne sommes pas si mauvais puisque nous avons su faire face…

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