Un système à base de cyanobactéries pourrait nous permettre de vivre sur Mars !

·2 min de lecture

Un système de support de vie basé sur les ressources martiennes et des organismes vivants parmi les plus anciens de notre planète a permis de produire de l'oxygène et de créer de la biomasse. De tels bioréacteurs pourraient un jour équiper les bases martiennes.

Lorsque le chercheur français Cyprien Verseux a été chargé de créer le nouveau laboratoire d'astrobiologie spatiale du Zarm, le centre d'étude des technologies appliquées à l'espace et à la microgravité de l'université de Brême (Allemagne), il avait depuis longtemps pour horizon Mars et son exploration par des humains. "Je pense qu’un jour nous y établirons une base dans laquelle se succéderont des équipages pour des séjours de longue durée, analyse Cyprien Verseux. Pour des raisons de sécurité et de coûts de transport, il faudra transporter le moins possible de consommables depuis la Terre et donc produire des ressources in situ".

Faire vivre et prospérer des cyanobactéries grâce notamment aux gaz de l’atmosphère martienne

C’est dans cet objectif que son équipe met au point le système Atmos (Atmosphere Tester for Mars-bound Organic Systems), un photobioréacteur permettant de contrôler précisément les conditions atmosphériques en son sein. "L'idée initiale était d'utiliser des cyanobactéries du genre Anabaena, de les faire vivre et prospérer grâce aux gaz de l’atmosphère martienne, de l'eau extraite localement et de leurs fournir les nutriments manquants en utilisant du régolithe martien, décrit l’astrobiologiste. Ces cultures de cyanobactéries serviraient de nutriments pour d’autres organismes". Les cyanobactéries sont des organismes vivants, parmi les plus anciens de notre planète, qui s'adaptent à diverses conditions extrêmes. Elles se développent en absorbant l'azote et le carbone de l'air et les nutriments présents dans l'eau. En retour, elles produisent de l'oxygène par photosynthèse – un élément essentiel à la survie humaine.

Le système Atmos. Crédit : Zarm

La composition du régolithe martien est connue grâce aux multiples missions qui se sont succédées à la surface de Mars depuis les atterrisseurs Vikings de la Nasa en 1976. Le laboratoire du Zarm a ainsi pu utiliser un analogue de "terre martienne" reconstitué par des chercheurs de l'université de Floride[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr