Syrie: neuf civils tués dans des raids du régime sur Idleb (ONG)

Un homme examine les dégâts sur un immeuble après des raids du régime syrien à Ariha, dans la province d'Idleb dans le nord-ouest de la Syrie, le 5 janvier 2020

Ariha (Syrie) (AFP) - Neuf civils ont été tués dimanche en Syrie dans des raids aériens du régime ayant touché une localité d'Idleb, province dominée par des jihadistes dans le nord-ouest du pays, selon un nouveau bilan fourni par une ONG.

Malgré une trêve annoncée en août, la région d'Idleb connaît un regain de violence depuis plusieurs semaines, avec des bombardements du pouvoir de Bachar al-Assad et de son allié russe, mais aussi des combats opposant les forces gouvernementales aux jihadistes et aux rebelles.

Les frappes menées par l'aviation du régime sur la localité d'Ariha ont tué neuf civils, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), faisant également état de "plus de 19 blessés, certains dans un état critique".

Un correspondant de l'AFP a vu des traces de sang sur la chaussée, près d'immeubles en béton éventrés et de véhicules calcinés et tordus. Placés dans des sacs mortuaires transparents, des corps des victimes ont été évacués par camionnettes.

Le régime se dit déterminé à reconquérir la région d'Idleb, dominée par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) et qui accueille aussi des groupes rebelles.

Rien qu'en décembre, quelque 284.000 personnes ont été déplacées par les bombardements et les combats notamment dans le sud de la province d'Idleb, selon l'ONU.

Entre fin avril et fin août, le régime épaulé par l'aviation russe avait déjà intensifié ses bombardements. Les violences avaient tué près d'un millier de civils dans le secteur, selon l'OSDH.

Le conflit en Syrie, déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie par Damas, a fait plus de 380.000 morts --dont plus de 115.000 civils-- et des millions de déplacés et réfugiés.

L'année 2019 a été la moins meurtrière depuis le début de la guerre, selon l'OSDH, qui a rapporté la mort de 11.215 personnes au cours des douze mois écoulés.