Syrie: un hôpital de la province d'Idlib touché par des frappes meurtrières du régime

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Au moins six civils sont morts dimanche 21 mars dans des frappes du régime syrien sur un hôpital dans le nord-ouest de la Syrie. L'hôpital se trouvait en bordure de la province d'Idlib, cette zone échappe encore au contrôle de la Syrie. Selon les Nations unies c'est la cinquième attaque contre des installations médicales en Syrie depuis le début de l'année.

Amar Halaq travaille pour les casques blancs, les premiers secours d'aide aux victimes de bombardements en Syrie. Dimanche, il est allé soigner les blessés, enterrer les morts. Des scènes malheureusement devenues courantes. « Bachar el-Assad et son allié russe suivent une politique systématique de destructions des centres médicaux dans les zones libres d'Idlib et d'Alep. Leur but est de faire souffrir les civils et de les priver de toute assistance médicale », affirme-t-il.

En plus de la crainte des bombardements dans cette zone où se sont réfugiées des millions des personnes fuyant le régime, le danger est partout. « Ici au nord-est de la Syrie, les gens ont peur de beaucoup de choses. Avant tout, bien sûr, les bombardements du régime et de la Russie. Mais il y a aussi des attentats, des voitures qui explosent sans que l'on sache qui est derrière ces attaques, témoigne Amar Halaq. Les gens ont aussi peur du Covid-19. Le monde entier soutient la médecine contre la pandémie, mais ici en Syrie le régime et la Russie détruisent les centres médicaux. Alors que les gens sont tous déplacés et vivent dans des camps ».

Voilà des années que Amar Halaq est aussi le premier témoin du mutisme de la communauté internationale. C'est pourtant aujourd'hui l'unique solution, selon lui, pour que ses proches et sa famille ne finissent pas eux aussi par être tués.