Syrie : la France "frappera" en cas de "preuves avérées" d'armes chimiques

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Emmanuel Macron a affirmé mardi que la preuve d'une utilisation d'armes chimiques contre les populations civiles n'est pas encore "établie".

Emmanuel Macron fixe une ligne rouge dans le dossier syrien. Si la France "a des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils" en Syrie par le régime, "nous frapperons", a réaffirmé mardi le chef de l'État devant l'Association de la presse présidentielle. 

"Nous frapperons l'endroit d'où ces envois sont faits, ou là où ils sont organisés. La ligne rouge sera respectée", a dit le président de la République. "Mais aujourd'hui nous n'avons pas de manière établie par nos services la preuve que des armes chimiques proscrites par les traités ont été utilisées contre les populations civiles", a-t-il ajouté. 

Une position constante

"Dès que la preuve sera établie je ferai ce que j'ai dit", a-t-il prévenu, tout en martelant que "la priorité c'est la lutte contre les terroristes, les djihadistes". Cette position n'est pas nouvelle. En juin 2017, Emmanuel Macron avait déjà affirmé que la France pourrait frapper seule "pour détruire les stocks d'armes chimiques identifiés", si elles étaient utilisées contre la population civile. 

Mardi, Emmanuel Macron a également évoqué l'avenir du régime syrien, accusé de crimes de guerre. "On saura caractériser les choses avant la fin du conflit. Peut-être qu'on saura davantage après la fin du conflit", mais ça, "ça relèvera de la justice internationale". 

Le président a également plaidé pour une réunion internationale sur la Syrie, si possible "dans la région. J'ai fait plusieurs propositions", a-t-il dit sans autre précision. "Je ne suis pas obsédé par faire une réunion sur la Syrie à Paris", a-t-il ajouté. 

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