Synode sur la famille au Vatican : pas d'accord sur les divorcés et les homosexuels

Francetv info avec AFP
VIDEO. L’Eglise catholique s’interroge sur les questions familiales

Le changement, ce n'est pas pour maintenant. Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a annoncé samedi 18 octobre que le rapport final du synode des évêques sur la famille convoqué par le pape François a été "rééquilibré" pour tenir compte des réticences des prélats les plus conservateurs.

Dans ce texte intitulé "relatio synodi", aucun accord n'a ainsi été dégagé sur les cas des divorcés et des homosexuels. Le rapport fait un inventaire des problèmes très divers de la famille catholique sur les cinq continents, dont ceux de l'accueil dans l'Eglise des personnes en union libre, homosexuelles et divorcées, dans le cadre du processus d'ouverture voulu par François, que redoutent les conservateurs.

Trois paragraphes n'ont pas été approuvés

183 pères synodaux ont participé au vote sur chacun des 62 paragraphes. Pour être approuvés, ils devaient être approuvés aux deux-tiers. Trois n'ont pas obtenu cette majorité qualifiée. Ils concernent certains aspects du texte initial sur l'accès aux sacrements des divorcés remariés et l'accueil des homosexuels.

"Sur ces points, on ne peut considérer qu'il y a un consensus du synode. Mais cela ne veut pas dire qu'ils sont complètement rejetés", ont expliqué ensuite plusieurs porte-paroles. Les paragraphes en question n'ont d'ailleurs pas été retirés du texte final.

Ce rapport va être maintenant discuté pendant un an dans les diocèses. En octobre 2015, un deuxième synode sur la famille sera organisé et un nouveau texte présenté. A la fin de ce processus, c'est le pape François qui prendra, seul, les décisions.



Retrouvez cet article sur Francetv info

DIRECT. Suivez la béatification de Paul VI
Les fous de Dieu sont-ils des "fous" ?
Ces villes européennes qui ne peuvent plus voir les touristes en peinture
VIDEO. L’Eglise catholique reste divisée sur les questions familiales
VIDEO. Nigeria : imbroglio autour de la libération des 200 lycéennes détenues par Boko Haram