"Le syndrome de Petrouchka" : le nouveau roman envoûtant de Dina Rubina

Carine Azzopardi
·1 min de lecture

Des plaines de l’île de Sakhaline à la ville de Lviv, en Ukraine, en passant par Jérusalem et Prague, Dina Rubina nous emmène sur les traces d’un mystère : quel est ce syndrome de Petrouchka, dont est mort le bébé du marionnettiste le plus célèbre de République Tchèque ? D’où vient la malédiction ?

Des marionnettes qui prennent vie, alors que le destin agite ces hommes et ces femmes comme des marionnettes, voilà l’étrange inversion qui nous accompagne en creux tout au long de ce roman démiurgique. Le syndrome de Petrouchka, de Dina Rubina, traduit du russe par Marie Lhuillier, est paru aux éditions Macha le 12 janvier 2021.

Un amour chaste et sublime

“Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?”, écrivait Alphonse de Lamartine. Cette phrase pourrait guider Petia, le marionnettiste, qui aime d’un amour fou et absolu la flamboyante Liza, depuis qu’elle a perdu sa mère, à un an. Il en avait huit.

Liza, élevée par un père vaurien, joueur et malsain, est surveillée comme le lait sur le feu par le garçon, puis l'adolescent, qui l'adore d'un amour chaste et sublime. L’autre passion de Petia (qui est aussi le diminutif de Petrouchka, en russe), ce sont les marionnettes, un art que son grand-père lui a transmis sur l’île de Sakhaline, à l'extrême-est de la Russie. Petia, jeune garçon à la diction difficile, renfermé sur lui-même, s’exprime grâce à ces poupées qu’il fabrique. Il va suivre la troupe de son aïeul, et ne jamais quitter le (...)

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