Oui, le syndrome du cœur brisé existe et il peut être aussi dangereux qu’un infarctus

Gutierrez, Nicolas
Chaque année en France, 3000 personnes sont victimes du syndrome du cœur brisé, aussi appelé syndrome Takotsubo (TTS). / /takasu - stock.adobe.com

Souvent pris à tort pour une crise cardiaque, le syndrome du cœur brisé, ou syndrome de Takotsubo, se manifeste par une déformation du cœur due à une très forte émotion.

Le décès d’un proche, une dispute avec l’amour de sa vie, la victoire de son équipe de football préférée sont autant d’événements où les émotions peuvent nous submerger, au point d’avoir l’impression que notre cœur pourrait exploser. Et dans de rares cas, c’est effectivement ce qui se produit. Chaque année en France, 3000 personnes sont victimes du syndrome du cœur brisé, aussi appelé syndrome Takotsubo (TTS). Suite à un stress émotionnel intense, le cœur se déforme, ce qui l’empêche d’assurer son rôle et peut conduire à un accident cardiovasculaire grave.

Comment une émotion peut-elle avoir un tel impact? Une récente étude suggère que ce pourrait être l’œuvre du cerveau! Une équipe de chercheurs de l’hôpital universitaire de Zurich (Suisse) a analysé l’activité cérébrale de 15 patients souffrant d’un syndrome Takotsubo et l’a comparée à celle de 39 personnes en bonne santé. «Nos résultats montrent que les patients avec un TTS ont une connectivité cérébrale altérée qui se traduit par un traitement des émotions différent. Cela pourrait les rendre plus sensibles aux émotions fortes», résume le Dr Jelena Templin-Ghadri, coauteure de ce travail publié le 5 mars 2019 dans l’European Heart Journal.

Qu’est-ce que le syndrome du cœur brisé?

Le syndrome Takotsubo a été décrit pour la première fois en 1991. Souvent pris pour un infarctus, en raison de symptômes proches, le TTS a une origine tout à fait différente. Alors qu’un infarctus est provoqué par l’obstruction d’une artère coronaire, le TTS est dû à la déformation du ventricule gauche du cœur, qui n’arrive alors plus à assurer sa fonction de pompe et ne peut alors pas envoyer suffisamment de sang dans notre corps pour permettre son bon fonctionnement.

Le diagnostic repose sur une échocardiographie (qui permet d’observer la forme en amphore que prend (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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