Les syndicats de Sanofi dénoncent un nouveau projet de suppression de postes

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En course pour la production de vaccin, Sanofi continue de tailler dans ses effectifs en Europe. Les syndicats dénoncent aujourd'hui un nouveau projet de 424 suppressions de postes sur le continent. Mais dans le même temps, le géant pharmaceutique français investit massivement dans le reste du monde.

Croatie, Serbie, Bosnie, Bulgarie, les pays baltes ou encore Chypre. Ce sont au total 14 pays principalement dans l'est de l'Europe qui seraient concernés par les nouvelles suppressions de postes chez Sanofi.

Selon les syndicats du géant pharmaceutique, 424 nouveaux postes vont être supprimés dans les branches commerciales du groupe. Cette restructuration, si elle était confirmée par la direction, viendrait s'ajouter aux annonces de juin dernier : suppression de 1 700 emplois en Europe, dont un millier en France.

Sanofi réduit la voilure et le même jour annonce qu'il va investir 400 millions d'euros pour construire une usine de vaccins innovante à Singapour pour alimenter le marché asiatique. Fin mars, on apprenait aussi qu'une usine de vaccins contre la grippe allait être construite près de Toronto au Canada. Coût de l'opération pour le groupe : 455 millions de dollars.

Pour les syndicats, cette stratégie du « deux poids, deux mesures », risque tout simplement d'appauvrir le système de santé européen. Mais surtout, elle est irresponsable, selon eux, en pleine pandémie de Covid-19. Car on le rappelle, le groupe français ne mettra pas de vaccin sur le marché avant la fin de l'année, au plus tôt.