Le Syndicat national des gynécologues menace "d'arrêter les IVG" s'il n'est pas reçu par la ministre de la Santé

Robin Prudent
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dénoncé "le caractère inadmissible de ces menaces (...) qui vont à l'encontre du respect inconditionnel du droit à l'IVG".

Le Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof) passe aux menaces. Mardi 12 mars, l'organisation a envoyé un message à ses 1 600 adhérents les appelant à se tenir prêt à arrêter de pratiquer les interruptions volontaires de grossesse. "Préparez-vous donc à ce que le syndicat vous donne l'ordre d'arrêter les IVG si la ministre de la Santé refuse de nous recevoir", est-il écrit dans le mail, diffusé sur les réseaux sociaux.

Contacté par franceinfo, le syndicat confirme bien l'authenticité de ce message et assume la méthode employée. "Si on ne fait pas des menaces qui inquiètent la société, nous ne sommes pas entendus, explique le docteur Jean Marty, ancien président du Syngof en charge de cette question. Je n'ai personnellement aucun problème avec l'IVG, c'est notre activité. Je souhaite que la menace ne s'applique pas, mais s'il n'y a rien dans la loi, on le fera."

Au cœur du (...)

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