Symbole. Boko Haram tue 16 soldats au Niger : le voisin nigérian “doit sortir de sa torpeur”

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Dans la nuit du 24 au 25 août, Boko Haram a donné l’assaut contre Baroua, au Niger, tuant 16 membres de l’armée nigérienne. Cette dernière protégeait le village, tout juste réinvesti par sa population, alors qu’il avait été déserté à cause d’attaques répétées. Le Nigeria voisin doit agir de toute urgence, estime le quotidien burkinabé Wakat Séra.

Baroua attaqué, c’est tout un symbole qui est ébranlé. Baroua qui pleure 16 soldats de l’armée nationale, c’est le chaos que cherchent à provoquer les assaillants d’un village d’au moins 6 000 habitants qui avaient fui leurs terres et abandonné derrière eux leurs biens et sont revenus à la maison. [Deux mois plus tôt, les habitants avaient été contraints de fuir la localité à cause des attaques répétées de Boko Haram. Ils étaient retournés y vivre depuis]. Baroua attaqué, c’est l’espoir de retour au bercail pour tous les déplacés du Niger que des hommes sans foi ni loi, se réclamant de la nébuleuse Boko Haram, entendent tuer.

Mais Baroua attaqué, c’est surtout le signe que le Niger, malgré les attaques armées incessantes, comme le roseau, plie, mais ne rompt pas. Mieux, Baroua attaqué, ce sont des hommes et un pouvoir nigérien encore plus déterminé que jamais, qui doivent faire barrage à l’entreprise de démons qui, désormais, ne peuvent plus se cacher derrière une quelconque foi religieuse pour tuer, lâchement, leurs semblables. En tout cas, Baroua attaqué, c’est la preuve que Boko Haram n’a pas digéré les coups mortels que lui a infligés le Niger, avec à ses côtés les armées de la sous-région et des forces étrangères, dont la française Barkhane.

Faire fuir ceux qui reviennent

Lorsque le Niger a entamé cette opération, jusqu’ici réussie, du retour de milliers de déplacés dans leur terroir, il savait que l’ennemi réagirait, et de la pire des manières. Mais comme à son habitude, l’ennemi a encore poignardé dans le dos, s’en prenant à cette position des forces de défense et de sécurité nigériennes qui étaient chargées de sécuriser ce village situé non loin de la frontière avec le Nigeria. Fait réjouissant pour les défenseurs de la bonne cause, en enjambant la frontière pour frapper en

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