Sylvain Chavanel, un dernier pour la route

Libération.fr

Retour sur le parcours du coureur français, 39 ans, qui dispute cet été sa 18e et dernière Grande Boucle, un record. Pour le cycliste, «on a tous un destin : le mien était peut-être de gagner moins, mais d’être heureux».

En filant, Sylvain Chavanel dit : «Est-ce que c’est ça la vie ?» A savoir : la compétition au-dessus de tout, de la famille, des enfants (il en a deux), d’une bonne assiette, du temps pour soi, des copains… Il a pris un membre de son staff à témoin, lequel a acquiescé deux fois. Comme sa réponse est l’option la plus noble (non), il a quitté la pièce comme un prince : salut, à très vite, et surtout, libre à chacun de méditer après ça. Jolie scène dans la salle à manger d’un hôtel : on se serait cru dans un théâtre. Une demi-heure avant : le Français, 39 ans, qui dispute son dernier Tour de France (le 18e, un record), s’est décrit comme un «petit» champion, beaucoup plus joueur que gagneur, dont le peuple se souviendra comme d’un chic type. «On a tous un destin : le mien était peut-être de gagner moins, mais d’être heureux.» Et puis : «Qui me dit que je n’aurais pas perdu gros en étant plus grand ? Ou bien que je n’aurais pas autant duré, que je serais passé comme un éclair ? On ne peut pas savoir…»

Dimanche après-midi, il a levé les bras en pleine échappée sur les chemins de Vendée, alors que la foule le saluait comme s’il passait en carrosse. On parle d’un bout d’histoire souriant qui s’en va et d’un éternel objet de tendresse et de fascination : l’élégant sportif rafleur de places d’honneur dans les grands moments (son palmarès global est loin d’être anecdotique), dont on truffe la bio d’invitations à la fiction (et si… ?). Le septuple champion de France précise : «Pour moi, même si je suis un compétiteur, le vélo reste un jeu. Et quand bien même tu n’as pas gagné ? Il y a une autre course demain, et après tout va bien. J’ai toujours préféré souffrir sur mon vélo, la selle dans l’oignon, plutôt que de tout calculer. Parfois, je m’ennuie dans le (...)

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