« Sweet Thing », comme un air de Truffaut américain

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« Sweet Thing », d'Alexandre Rockwell
« Sweet Thing », d'Alexandre Rockwell

Passionnés de modernité, passez votre chemin, Sweet Thing n?est pas pour vous ! Tourné en noir et blanc, avec une image à gros grains et une bande-son qui fait la part belle au jazz, le film d?Alexandre Rockwell nous transporte à une autre époque. D?abord parce que le Massachusetts que présente le film n?est pas tant un lieu réel qu?une contrée rêvée, quelque part dans cette Amérique déclassée, rongée par la misère et la décomposition du tissu familial qu?ont racontée ? chacun à sa manière ? John Steinbeck et John Cassavetes. Nous voici donc à New Bedford, où grandissent Billie (Lana Rockwell) et Nico (Nico Rockwell), entre des parents séparés qui se prénomment Adam (Will Patton) et Eve (Karyn Parsons)? Autant dire que l?est d?Eden n?est pas loin.

Adam est alcoolique, et passe de la tendresse à la menace en un éclair. Il offre un ukulélé à Billie ? qui, passionnée de musique, dialogue avec Billie Holiday dans des séquences en Technicolor ? avant de l?entraîner dans la salle de bains pour lui couper les cheveux de force dans une scène saisissante, aux accents bibliques. Quant à Eve, elle est absorbée par son histoire d?amour avec Beaux (M.L. Josepher), dont la présence n?est pas dénuée de danger. Bien vite, les ados de Sweet Thing comprennent qu?il leur faut partir. Accompagnés de l?irrésistible Malik (Jabari Watkins), un skateur tout aussi paumé qu?eux, Billie et Nico prennent le chemin de la Floride où Malik espère retrouver son père.

Sensibilité à l?enfan [...] Lire la suite

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