Des survivants du drame de Tchernobyl témoignent, 20 ans après la fermeture de la centrale nucléaire

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Le 15 décembre 2000 la centrale nucléaire de Tchernobyl fermait, 14 ans après la plus grave catastrophe de l'humanité. Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale Lénine en Ukraine explose. Un incendie fait rage et des quantités énormes d’éléments radioactifs sont projetées dans l’atmosphère, contaminant une grande partie de l’Europe. Plus de 250 000 personnes ont été évacuées tandis que des milliers de « liquidateurs et liquidatrices » tentaient de contenir les retombées radioactives. Ceux qui sont toujours en vie souffrent d'importantes séquelles physiques et psychologiques.

Natalia Manzurova a payé le prix fort pendant les quatre années qu'elle a passées comme liquidatrice de Tchernobyl. De 1986 à 1991, elle était à tête d'une brigade de 10 personnes qui devait enfouir les déchets radioactifs. Aujourd'hui, c'est la seule survivante de son équipe. Tous sont morts de cancers causés par les radiations. Et les souvenirs de la catastrophe la hantent encore : « C'est de plus en plus difficile car avec l'âge j'ai développé beaucoup de maladies, on m'a enlevé la thyroïde, je fais des crises d'épilepsies, j'ai perdu mes dents. J'ai oublié ce que c'était de vivre sans souffrir. Hier je n'ai pas dormi de toute la nuit en pensant à la catastrophe. »

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Janina Scarlet avait 3 ans au moment de l'explosion. Elle et sa famille souffrent encore de migraines chroniques, de crises d'épilepsies et de stress post-traumatique. « J'ai mis 29 ans pour pouvoir prononcer le mot "Tchernobyl", raconte-t-elle. Quand j'étais jeune, je me demandais si je survivrais jusqu'à l'âge adulte. A ce jour, chaque fois que je tombe malade je me demande si mon corps va lâcher. »

20 ans après la fermeture de la centrale, le bilan humain fait toujours débat. Seules 56 victimes ont été officiellement reconnues par l'Organisation mondiale de la santé, alors que selon l'ONG Greenpeace, le nombre de décès grimpe à près de 100 000.

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