Un sursaut diplomatique est-il possible ?

Libération.fr

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence mercredi en vue de l’ouverture d’une enquête. La stratégie de l’administration Trump reste la grande inconnue.

François Hollande a été le premier chef d’Etat à parler de «crime de guerre» à propos de l’attaque chimique de Khan Cheikhoun. Il a demandé une «réaction de la communauté internationale à la hauteur» en convoquant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Retour sur les enjeux diplomatiques du dossier syrien.

Pourquoi les réactions internationales sont-elles si violentes ?

La dernière fois que la guerre en Syrie avait provoqué une indignation aussi vive, c’était cet automne, lors du siège d’Alep-Est. Les semaines d’agonie de dizaines de milliers de civils pris au piège dans la deuxième ville du pays, coupée du monde et bombardée sans relâche par les aviations syriennes et russes, avaient suscité une émotion largement relayée.

Le dénouement de la tragédie d’Alep, à la mi-décembre, par un accord d’évacuation des combattants et des habitants de la partie rebelle de la ville reprise par les forces alliées de Bachar al-Assad, a soulagé le monde. L’accord de cessez-le-feu mis en œuvre par la Russie et la Turquie sur l’ensemble du territoire syrien a été salué de toutes parts. Les capitales occidentales se sont résolues à accepter l’avantage décisif marqué par Moscou, maître du jeu incontesté en Syrie.

Depuis lors, le conflit avait quasiment disparu des écrans et des priorités diplomatiques. Deux processus de négociations intersyriennes parallèles, mis en place à Astana par les Russes et les Turcs, et à Genève sous l’égide de l’ONU, suivaient leur cours, sans résultat. Sur le terrain, les violences n’ont pratiquement jamais cessé. Les raids aériens du régime sur les dernières zones rebelles autour de Damas et dans la région d’Idlib font quotidiennement des victimes civiles, parfois par dizaines. Plusieurs cas de bombardements au chlore ont été documentés par les ONG locales et internationales (...)

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