Le surprenant parcours du terroriste présumé de Normandie

Jérémie Pham-Lê et Eric Pelletier
Ahmed H. aurait participé au massacre des 1700 soldats du camp de Speicher près de Tikrit, en Irak, en juin 2014

Arrêté le 5 mars à Lisieux, Ahmed H. nie avoir participé à un massacre en Irak et prétend au contraire avoir espionné pour le compte des Américains. Selon lui, les vrais assassins seraient cachés « en Europe, en Australie et au Canada ».


Est-il un innocent pris dans une tourmente géopolitique qui le dépasse ou un bourreau de Daech, expert en dissimulation ? Ahmed H., un Irakien de 32 ans, dort à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) depuis sa mise en examen il y a cinq mois pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « crimes de guerre » notamment. Une première en France dans le contexte du conflit syro-irakien : le suspect avait obtenu le statut de réfugié politique l’année passée.

Le 17 avril dernier, Ahmad H. a tenté de se suicider dans sa cellule. Auparavant, il avait adressé au magistrat instructeur une lettre dans laquelle il proteste de son innocence. « Monsieur le juge, écrit-il alors, je ne suis pas un terroriste et je ne porte pas la pensée du terrorisme ». Si les preuves judiciaires restent ténues, ses déclarations devant la justice ont révélé leur lot de surprises sur fond d’espionnage.

Le 5 mars dernier, les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) font irruption au dixième étage d’un immeuble de Lisieux (Calvados). Ni la perquisition ni les mois de surveillance téléphonique ne révèle de projet terroriste. Dans son périple à travers l’Europe pour gagner la France, leur objectif, Ahmed H., s’est plutôt fait remarquer pour ses excès de boisson. A Lisieux, il « menait une vie d’ennui et de misère », notent les enquêteurs. Sur les écoutes, l’Irakien se plaint : « C’est une situation merdique : pas de travail, pas d’argent, pas de commerce, ni rien. Nous errons. » Interrogés, ses amis irakiens de France évoquent un « musulman non pratiquant », qui « aime les femmes ». Un seul émet des suspicions à son sujet, le trouvant trop réfractaire à évoquer son parcours. Voilà pour le présent. Mais quid du passé ?


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