Surpopulation carcérale : "Les tensions deviennent quotidiennes", dénonce l'Observatoire international des prisons

franceinfo
Selon le coordinateur du pôle enquête de l'Observatoire international des prisons (OIP), la hausse du nombre de détenus et le manque de places entraînent la violence, liée à la promiscuité, et des tensions avec le personnel.

"Aujourd'hui il y a plus de 1 600 personnes dans les prisons françaises qui dorment par terre sur des matelas. Il n'y a pas assez de lits", déplore mardi 14 mai sur franceinfo, François Bès, coordinateur du pôle enquête de l'Observatoire international des prisons (OIP), alors que le nombre de détenus atteint au 1er avril 71 828 personnes incarcérées, un nouveau chiffre record.

Il y a 59 459 places dans les prisons françaises, la densité carcérale s'établit désormais à 117 %, contre 118% au 1er avril 2018. Elle dépasse les 140% dans les maisons d'arrêt. "Les gens restent enfermés 22h sur 24 en cellule pour beaucoup. Il est bien évident que les situations de tensions deviennent quotidiennes".

Êtes-vous étonné par cette nouvelle augmentation du nombre de détenus dans les prisons ?

Malheureusement non. On commence à être véritablement habitués à ce que très régulièrement des records soient battus. Nous sommes contactés par des personnes détenues, des intervenants, des familles au quotidien et la situation s'aggrave à l'intérieur des établissements. La construction de prisons est une technique qui est utilisée depuis des années 80. À chaque fois, on nous annonce que ça va résorber la surpopulation. Dans la réalité, comme tout un tas de choses qui devraient être faites en amont (...)

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