Surpopulation carcérale :Léa Poplin, la directrice de prison qui dit stop

Libération.fr

A la tête de la maison d’arrêt de Villepinte, la dirigeante a annoncé qu’elle ne pouvait plus accueillir de nouveaux détenus.

L’initiative a une résonance particulière au lendemain de la publication des chiffres de la population carcérale. A l’heure où les prisons françaises atteignent un pic record de 69 430 personnes entre les murs, au 1er mars, une directrice d’établissement dit «stop» aux magistrats.

Dans un mail adressé aux présidents des tribunaux de grande instance et procureurs de la République de Bobigny et de Paris, révélé par le Monde, Léa Poplin écrit : «Je vous informe que la maison d’arrêt de Villepinte est désormais dans l’impossibilité physique d’accueillir plus de détenus.» Et elle ajoute que son établissement de Seine-Saint-Denis «compte à ce jour 1 132 personnes hébergées pour 582 places, soit un taux d’occupation jamais atteint de 201 % chez les majeurs». La situation est difficilement soluble car toutes les prisons d’Ile-de-France sont saturées : au 1er janvier, Fleury-Mérogis l’était à hauteur de 157 %, Nanterre de 183 %, Osny de 152 % et Fresnes de 197 %. La Santé, actuellement en travaux, doit rouvrir en 2018.

«Hallucinant». Villepinte - sorte de géant de béton sorti de terre en 1991, en bordure de l’autoroute A104 - est l’une des prisons les plus importantes de la région. Déjà à l’époque de sa visite, en 2009, le contrôleur général des lieux de privation de liberté notait :«Selon la direction, la maison d’arrêt de Villepinte est l’établissement pénitentiaire le plus surpeuplé de la région parisienne.» Les chiffres confirment une inflation constante : au 1er janvier 2005, 833 détenus y étaient écroués. En 2006, 854 ; en 2007, 818 ; en 2008, 896, etc. Philippe Kuhn, délégué régional du syndicat SPS surveillants non-gradés, s’alarme auprès de l’AFP : «Je crains […] qu’à force d’entasser des détenus dans des cellules, il se passe un événement tragique, qu’un détenu se fasse zigouiller dans la nuit, une prise d’otage… C’est hallucinant.» Avant de (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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