Les surmulots, ces rats parisiens “victimes de préjugés”

PHILIPPE LOPEZ / AFP

“Les rats de Paris sont victimes des préjugés humains, et il faut les renommer pour qu’ils ne soient plus stigmatisés.” C’est ainsi que The Times résume la position exprimée, le 7 juillet dernier, par Douchka Markovic, conseillère de Paris sous la bannière du Parti animaliste, qui est depuis la cible de moqueries.

Markovic est déléguée auprès du maire du XVIIIe arrondissement chargée de la condition animale, et ses propos “ont provoqué l’incrédulité dans cette ville où ces rongeurs prolifèrent”, observe le quotidien britannique. “On en compte en effet près de deux par habitant.”

Comme le suggère le Times, il faudrait cesser de parler de “rats”, car la conseillère “préfère [les] appeler surmulots, [nom] moins connoté négativement”. Le rat que l’on trouve dans les villes appartient en effet à l’espèce appelée surmulot, ou rat brun.

Quant à leur extermination, est-elle vraiment nécessaire, puisque ces charmants rongeurs ont, selon elle, “un rôle important” dans les égouts, dans lesquels ils débouchent les canalisations et sont “nos auxiliaires de la maîtrise des déchets”.

“Si l’opposition conservatrice et les commentateurs de droite ont fulminé, les réseaux sociaux s’en sont donné à cœur joie”, rapporte le journal. Et si “les petits rats de l’Opéra” devenaient “les petits surmulots de l’Opéra” ? Les propos de Markovic ont aussi été dénigrés par l’Académie nationale de médecine, qui a appelé les autorités à éradiquer les rats, rappelant qu’ils restent une menace pour la santé humaine, tant à cause des maladies qu’ils propagent que de leurs morsures.

À Paris, la lutte contre les rats est entravée par deux approches opposées au conseil municipal, ajoute le quotidien britannique, qui explique que les Verts et le Parti animaliste réclament des méthodes non douloureuses, qui sont notamment testées dans le XVIIe arrondissement.

Malgré les quelque 850 opérations de dératisation menées cette année dans la capitale, selon l’Académie de médecine, “Paris et Marseille font partie des villes les plus infestées par ce fléau au monde”, conclut le Times.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles