La surmortalité en France en 2022 n'est pas attribuée aux vaccins anti-Covid

L'année 2022 a été marquée en France par une surmortalité dans la population, c'est-à-dire qu'il y a eu plus de décès qu'attendu. De nombreux internautes affirment pourtant que le phénomène serait dû aux vaccins contre le Covid alors qu'aucune preuve scientifique ne vient étayer un quelconque lien de causalité entre vaccins et surmortalité. La grippe, le Covid, la canicule et le vieillissement de la population, qui aboutit à une augmentation du nombre de personnes fragiles, font partie des éléments cités par les experts, dont l'Insee, pour expliquer ce surcroît de mortalité.

De nombreuses publications sur Twitter relayées plusieurs centaines de fois depuis fin 2022 affirment, ou sous-entendent, parfois sans prononcer le mot vaccin mais en utilisant des émoticônes 'seringues', qu'une surmortalité ces derniers mois en France serait provoquée par les vaccins contre le Covid-19:

Capture d'écran d'un tweet réalisée le 10 janvier 2023

Capture d'écran d'un tweet réalisée le 10 janvier 2023

 

 

Le président des Patriotes Florian Philippot a aussi relayé ces allégations dans ce tweet.

Sur Facebook, les posts parfois peu relayés individuellement, sont également très nombreux.

Capture d'écran réalisée le 17 janvier 2023

La théorie selon laquelle les vaccins contre le Covid seraient dangereux est virale sur les réseaux sociaux depuis les premières injections fin 2020. Depuis quelques mois, s'est ajoutée l'idée que les vaccins provoqueraient même des "morts subites" inexpliquées, ce que de nombreux médecins ont réfuté.

La théorie d'une prétendue épidémie de morts subites a même connu un regain de succès avec la sortie à l'automne 2022 sur des plateformes vidéo d'un "documentaire" intitulé "Died suddenly", qui reprenait toutes les allégations de morts subites qui seraient provoquées par ces vaccins. L'AFP a écrit à cette occasion un article de vérification qui démontre l'inexactitude de ces affirmations.

En France, début janvier, de nombreux internautes se sont saisis d'un reportage de RMC/BFMTV dans des crématoriums, dont l'activité atteignait alors, "pour certains", un niveau "inédit", selon le descriptif de la chaîne sur son site internet.

On entend dans le reportage notamment un gérant d'un crématorium en Loire-Atlantique affirmer n'avoir "jamais vu ça (...) En dix ans, c'est la première fois qu'on a un pic aussi important" de décès. Des propos qui peuvent laisser penser que la situation serait pire encore que lors des premières vagues de la pandémie de Covid en 2020, où les morts de la maladie se comptaient chaque jour par centaines sur l'ensemble de la France.

De nombreux relais de rhétorique anti-vaccinale sur Twitter et Facebook se sont immédiatement emparés de ce reportage, liant la hausse de l'activité de ce crématorium aux vaccins.

Pourtant, RMC mentionne bien comme éléments d'explication la grippe et les "hôpitaux encombrés", ainsi que des "tensions" en matière de recrutement de personnels.

"Période aiguë"

Contacté par l'AFP le 11 janvier 2023, Gautier Caton, porte-parole de la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM), a confirmé que la profession devait gérer depuis la fin décembre 2022 un nombre élevé de décès: "les retours que nous avons montrent que nous sommes dans une période aiguë", a-t-il expliqué. Mais il s'agit d'"une phase normale d'une période de surmortalité", a-t-il assuré.

A la question de savoir pourquoi le gérant de pompes funèbres à Nantes dans le reportage de RMC/BFMTV parlait d'une situation inédite, M. Caton a fait remarquer que les Pays-de-la-Loire avaient été moins touchés par les premières vagues très meurtrières du Covid en 2020 que les régions parisiennes ou de l'Est de la France, et pourraient effectivement rencontrer pendant l'hiver 2022-2023 une situation plus tendue qu'en 2020.

"Historiquement, il y a des cycles de décès en France, avec plus de décès de novembre à mars" en raison des "pics épidémiques", notamment de la grippe, a-t-il ajouté. De plus, la part des personnes âgées dans la population française ne cesse de croître, et actuellement, "les décès sont principalement ceux de gens très âgés", a-t-il souligné.

Cet hiver 2022-2023 a surtout ceci de particulier selon lui que l'épidémie de grippe a explosé peu avant les fêtes de fin d'année, une période qui a compliqué la gestion des crémations puisque les salariés du secteur étaient nombreux à être en congés à ce moment-là.

Or la profession, qui demande des compétences et une formation particulières en matière de relations humaines, se caractérise par le fait que "nous ne faisons pas appel aux ressources intérimaires", a encore expliqué Gautier Caton.

Plus d'activité, des salariés en congés; résultat: trouver des places dans les funérariums pouvait s'avérer compliqué dans cette période et les délais de crémation se sont donc dans certaines communes allongés, jusqu'à "12, 14 jours, voire 20 jours". Mais "certaines familles préfèrent aussi attendre et ne pas voir le défunt être transporté à 50 km" dans un crématorium qui aurait de la place, ce qui rallonge d'autant son délai d'attente, a précisé M. Caton, par ailleurs directeur général d'une entreprise de pompes funèbres à Orléans (Loiret).

Pas de lien entre vaccins anti-Covid et décès

Les campagnes de vaccination s'accompagnent d'une surveillance des effets secondaires. En France, l'Autorité de sécurité du médicament (ANSM) publie régulièrement ses données de pharmacovigilance. Elles n'ont pas établi de lien causal entre vagues de décès et vaccin Covid.

Au contraire, études scientifiques et campagnes de vaccination en vie réelle ont en outre montré l'efficacité des vaccins contre les formes grave et les décès, même si cette protection diminue avec le temps, l'âge et l'état de santé du vacciné et les différents variants apparus depuis le début de la pandémie.

Une étude de l'Imperial College of London publiée le 22 juin 2022 a évalué à 19,8 millions le nombre de décès évités dans 185 pays sur une année, entre le 8 décembre 2020 et le 8 décembre 2021, grâce à la vaccination contre le Covid.

L'AFP a écrit de nombreux articles de vérification sur ce sujet, en interrogeant de nombreux chercheurs et autorités de santé, en France et à l'étranger, comme ici, ici, ici ou encore ici.

Il y a bien eu une surmortalité en 2022

La surmortalité se définit par un excès de décès observé par rapport à ce qui était attendu à partir des statistiques d’état civil et des estimations de population, qui sont réalisées en France par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

"Il y a des choses nettes: le niveau de décès est élevé, il n'y a aucun doute là-dessus", a constaté Sylvie Le Minez, responsable de l’unité des études démographiques et sociales à l'Insee dans un entretien avec l'AFP le 11 janvier 2023.

Les chiffres dévoilés le 16 janvier par l'institut, qui sont des chiffres arrêtés à fin novembre 2022, confirment ce haut niveau de décès et une surmortalité. Elle est évaluée à 46.000 décès toutes causes confondues, c'est-à-dire que la France a connu 46.000 décès de plus que ce qui était attendu dans les projections.

Cette surmortalité avait été évaluée à 48.000 en 2020.

En 2021, la surmortalité avait été établie à 43.000 décès, "malgré les effets positifs de la campagne de vaccination" contre le Covid, indique l'Insee, et à 56.000 en 2020 après les très fortes premières vagues du Covid.

Au total, il y a eu 667.000 décès toutes causes confondues en 2022 en France, "soit +0,8% par rapport à 2021 et -0,3% par rapport à 2020", qui avait présenté en raison du Covid un nombre de décès jamais-vu depuis 70 ans.

Ce total de 667.000 décès en représente "5.000 de plus qu'en 2021 et 2.000 de moins qu'en 2020 (...), et nettement plus qu’en 2019 (+54.000)", avant que l'épidémie de Covid n'éclate, indique l'Insee dans son dossier de presse.

Capture d'écran de la présentation de l'Insee du 17 janvier 2023

L'Institut identifie clairement les raisons de la progression des décès en 2022: "le maintien d'un nombre élevé de décès en 2022 s'explique par la poursuite de la pandémie et les canicules", et par le "vieillissement de la population".

"Mais nous ne sommes pas en mesure de faire la différence entre les décès liés à la canicule et ceux liés à l'épidémie de Covid", explique Sylvie Le Minez. Nous verrons plus tard pourquoi, mais c'est la raison pour laquelle l'Insee parle toujours de décès "toutes causes confondues".

L'institut est néanmoins en mesure de dire que la hausse de 54.000 décès par rapport à 2019, période de référence car le Covid n'était pas encore apparu, se décompose en "+29.000 dus au vieillissement et à la hausse de la population, -21.000 dus à la tendance à la baisse des quotients de mortalité (pour un âge donné, probabilité, pour les personnes survivant à cet âge, de décéder avant l'âge suivant, NDLR) et +46.000 d’écart entre les décès attendus et observés".

Capture d'écran du dossier de presse de l'Insee du 17 janvier 2023

Un système de compilation des données complexe

Les chiffres des décès publiés par l'Insee s'entendent donc "toutes causes confondues", c'est -à-dire que l'Insee n'est pas en mesure de distinguer très précisément les raisons - épidémies, maladies, canicules, accidents, morts naturelles - des décès.

Ceci est dû au souci d'anonymisation et de "confidentalité" des données sur les décès compilées en France, comme le rappelle l'agence sanitaire Santé Publique France sur son site internet.

Dans un document intitulé "Certification et codification des causes médicales de décès", il est rappelé que la certification des décès par les médecins est encadrée par la loi 93-23 du 8 janvier 1993, et leur codification, qui permet de recenser les causes, par la Classification internationale des maladies (CIM) de l’Organisation mondiale de la Santé.

Dans le système français, la mairie transmet à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) le bulletin de décès, qui comporte les causes de la mort mais pas le nom du défunt, et à l'Insee l'avis de décès, qui comporte son état civil, mais pas les causes de sa mort. Des documents électroniques ou rédigés sur papier, d'où un traitement de ces données qui prend du temps.

Capture d'écran, réalisée le 16 janvier 2023, du document "Certification et codification des causes médicales de décès" disponible sur le site de Santé Publique France

Avec ces remontées des mairies, l'Insee peut actualiser le Répertoire national d’identification des personnes physiques (RNIPP), à partir duquel l'institut établit ses statistiques des décès "toutes causes confondues".

L'Inserm, lui, dispose d'une unité baptisée Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) qui produit ses propres données, précisant et expliquant précisément les causes des décès.

Aux côtés de ces deux instituts, Santé publique France assure la veille sanitaire, met en place des indicateurs d’alerte et peut produire des bilans en cas de crise et des analyses de long terme.

Coder et analyser les causes des décès prend du temps, et le CépiDC, lui, n'a pas encore de données disponibles sur les causes des décès en 2022: ses dernières statistiques remontent à 2020.

Si les chiffres publiés par l'Insee ne permettent pas, eux, d'expliquer très précisément avec des liens de causalité directe les causes des décès, il est toutefois possible de mettre en parallèle des périodes de surmortalité, l'hiver par exemple, avec des périodes d'épidémies, comme celle de la grippe, et de se référer aussi aux études de Santé publique France, sur l'impact de la canicule par exemple.

L'année 2022 peut ainsi se découper en plusieurs périodes où les niveaux de décès quotidiens ont augmenté: "en début d'année au moment de la fin de la 5e vague de Covid, au printemps" lorsque sévissait toujours l'épidémie de Covid et une grippe "tardive", pendant l'été avec "trois épisodes de canicule", à l'automne, et au mois de décembre, a détaillé Sylvie Le Minez lors de la conférence de presse de présentation du bilan démographique 2022 de l'institut, le 17 janvier.

Une population qui vieillit

En toile de fond, il ne faut pas perdre de vue que la population française vieillit, c'est-à-dire que la part des personnes âgées et donc plus fragiles et plus sensibles aux maladies et accidents, augmente.

L'Institut national des études démographiques (Ined) soulignait en septembre 2021 que "le vieillissement de la population française s'accélère en France".

"Le vieillissement de la population française s'accentue de plus en plus, avec, en 2022, deux générations nombreuses du baby-boom, de 1946 et 1947, qui entrent dans les tranches des 75 ans ou plus, où les décès sont plus nombreux", explique à l'AFP Sylvie Le Minez.

Au 1er janvier 2023, 21,3% de la population française était âgée de 65 ans ou plus, contre 13% dans les années 80, et 10,1% l'était de 75 ans ou plus, a précisé Mme Le Minez en conférence de presse.

Capture d'écran du dossier de presse de l'Insee du 17 janvier 2023

Conséquence de ce vieillissement: "le nombre de décès a tendance à augmenter ces dernières années (+0,7% par an en moyenne entre 2004 et 2014, puis +1,9% entre 2014 et 2019)", a souligné l'Insee dans sa publication du 17 janvier.

Une population qui vieillit est une population plus vulnérable. Dans le cas du Covid, l'impact de l'épidémie sur les plus âgés a été bien mesuré par les experts: leurs études montrent que la maladie a avancé la date du décès des plus fragiles.

Dans un bilan publié en mai 2022, l'Insee soulignait que de mars 2020 à décembre 2021, "les décès observés ont été nettement supérieurs à ceux attendus en l’absence d’épidémie de Covid-19", avec un excédent de morts toutes causes confondues de 95.000. Un chiffre qui s'avère en fait "inférieur au nombre de décès attribuables à la Covid-19, estimé entre 130.000 et 146.000", qui, lui, "inclut les décès de personnes fragiles qui seraient décédées même sans l’épidémie en 2020 ou 2021".

Le Covid tue toujours massivement

Qu'il s'agisse des naissances ou des décès, "les évolutions démographiques récentes restent très marquées par l'épidémie de Covid et ses conséquences", a souligné Christel Colin, directrice des statistiques démographiques et sociales de l'Insee, en conférence de presse.

Même si les chiffres de l'Insee publiés le 17 janvier ne courent que jusqu'à fin novembre, on sait que 2022 se caractérise en fin d'année par une "triple épidémie" - Covid, grippe et bronchiolite - qui aura un impact certain.

D'autres sources que l'Insee ont mesuré celui de l'épidémie de Covid. Le virus, qui a fait plus de 163.000 morts en France depuis le début de l'épidémie début 2020, a encore tué 40.000 personnes en 2022, selon des données provisoires publiée mi-décembre par Santé publique France, et il a continué de frapper fin 2022, générant une mortalité qui n'existait pas avant 2020.

Fin décembre 2022, l'épidémie ralentissait, mais Santé Publique France recensait tout de même encore 676 décès à l'hôpital, dans les Ehpad ou les établissements médico-sociaux sur la semaine 52, la dernière de l'année 2022, après 784 durant la semaine précédente.

Capture d'écran, réalisée le 10 janvier 2023, du bulletin de Santé publique France pour le Covid en semaine 52 de 2022

Le Covid a pu aussi indirectement provoquer des morts qui auraient pu être évitées, par exemple en retardant le diagnostic et la prise en charge d'autres maladies, comme par exemple le cancer. Un impact que les experts ont du mal à mesurer précisément encore, mais qui est certain.

Les effets variables de la grippe

Côté grippe, 2022 cumule "un pic en avril" de l'épidémie de l'hiver 2021-2022, qui était "tardive", souligne l'Insee, tandis que l'épidémie de l'hiver 2022-2023 a été à l'inverse précoce et virulente.

Dans une publication du 6 janvier 2023, l'Insee avait relevé que sur la période janvier-février 2022, les décès toutes causes confondues étaient "proches des décès en 2021" mais "nettement supérieurs à ceux de janvier-février 2020, en raison d’une grippe saisonnière ayant entraîné peu de décès début 2020".

Les chiffres de l'Insee n'intègrent pas les données de la toute fin d'année, mais le bulletin épidémiologique de Santé Publique France pour la semaine 52 évoque encore un "niveau élevé" de la circulation des virus grippaux, même s'ils tendaient alors à ralentir. Le document recense 261 décès provoqués par eux sur cette seule semaine, avec une "part de la grippe parmi l’ensemble des décès certifiés électroniquement (...) de 4,5% tous âges confondus, plus élevée chez les 65 ans ou plus (4,6%), les 15-64 ans (4,2%) et les moins de 15 ans (2,1%)".

Selon les années, la plus ou moins grande précocité des épidémies de grippe, leur virulence variable, et le moment où intervient leur pic, ont un effet net sur les variations du nombre de morts qu'elles provoquent, comme on peut le voir dans les graphiques ci-dessous, tirés du site internet de Santé publique France:

Capture d'écran, réalisée le 10 janvier 2023, de graphiques présentés dans le bulletin épidémiologique de Santé Publique France concernant la grippe en semaine 52 de 2022

Par exemple, le bilan de la surveillance de la saison de grippe 2019-2020 publié par Santé publique France en octobre 2020 avait établi à 3.680 tous âges confondus le nombre de décès liés à la grippe pour cet hiver-là. Un chiffre "bien inférieur au nombre moyen de décès liés à la grippe chaque année en France depuis 2011-2012 (environ 9.000 décès)".

Services d'urgences saturés = surplus de décès ?

Grippe, Covid, mais aussi bronchiolite, qui a mis encore un peu plus la pression sur les services de santé, exsangues après deux années sous pandémie. Plus de 1.300 enfants souffrant de cette maladie étaient encore hospitalisés pendant la dernière semaine de 2022.

Capture d'écran, réalisée le 10 janvier 2023, du bulletin hebdomadaire sur le suivi de l'épidémie de bronchiolite par Santé Publique France en semaine 52 de 2022

Les professionnels de santé dans les hôpitaux ont ainsi tiré cet hiver une nouvelle fois la sonnette d'alarme sur leurs conditions de travail dégradées mais aussi l'accueil et la prise en charge retardée de patients, qui ont pu selon certains provoquer des morts prématurées.

Samu Urgences de France a lancé un recensement des morts "inattendues", les morts qui auraient selon eux pu être évitées si les services d'urgence n'avaient pas été saturés, et en a décompté 31 sur l'ensemble du mois de décembre 2022.

Philippe Juvin, député Les Républicains des Hauts-de-Seine et chef des urgences à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, estime, lui, à "plus de 100 personnes" le nombre de morts "sur des brancards en décembre" en France.

( Gaëlle GEOFFROY)

Près de 3.000 morts de la canicule

Enfin 2022 est une année particulière car elle a enregistré des épisodes de canicule marqués, qui ont eu une incidence sur le nombre de décès.

Dans son bilan de la période estivale, Santé publique France a établi à 2.816 le nombre de décès en excès "toutes causes confondues" ("surmortalité de 16,7%") en France métropolitaine "pendant les périodes de canicule", et à 10.420 le nombre de décès enregistré sur l'ensemble de la période, soit du 1er juin au 15 septembre.

Toutes causes confondues, "sur la période allant du 1er juin au 31 août 2022, 155.736 décès ont été enregistrés en France, soit +9,9% par rapport à la même période en 2019 (+14.044), et +6,2% par rapport à la même période en 2021 (+9 079)", a indiqué l'Insee dans sa publication du 6 janvier.

Sylvie Le Minez a indiqué le 17 janvier que l'Insee publierait courant 2023 une "analyse assez fouillée" des 46.000 décès excédentaires en 2022, avec notamment le détail "période par période et âge par âge".