La suppression de la redevance télé adoptée en première lecture

La perte de la redevance télé devrait être compensée par une fraction de TVA, pour "renforcer les garanties pour l’audiovisuel public".

ASSEMBLÉE - Après une matinée chargée de vifs débats, les députés ont adopté aux alentours de 11h30, ce samedi 23 juillet, la suppression de la contribution à l’audiovisuel public, connue aussi sous le nom de redevance télé.

Les députés ont adopté l’article par 170 voix pour et 57 contre, lors de l’examen en première lecture du projet de loi de finances rectificative pour 2022.

Cette taxe d’un montant de 138 euros qu’Emmanuel Macron avait annoncé vouloir supprimé en cas de réélection, touche chaque année près de 23 millions de Français équipés d’un téléviseur. Rapportant près de 3,2 milliards d’euros par an, elle permet de financer les médias de l’audiovisuel public: France Télévisions, Arte, Radio France, France Médias Monde, TV5 Monde et l’INA.

Sa suppression annoncée a entraîné une forte vague d’inquiétude dans l’audiovisuel public ces derniers jours. En cause: la perte d’indépendance de ce secteur et la disparition d’un financement pérenne. Plusieurs figures phares de France 2 et France 3 ont fait savoir leur mécontentement à ce sujet dans une vidéo partagée en ligne mercredi.

Un remplacement par une part de TVA à l’étude

Pour remplacer cette redevance, le gouvernement avait envisagé l’idée d’intégrer le financement des médias publics dans le budget de l’État, ou d’affecter une part de la TVA au financement de l’audiovisuel public. Selon Gabriel Attal, c’est cette second option qui devrait être adoptée.

“Je suis prêt à regarder cette piste-là et probablement à lui donner un avis favorable lors de l’examen du texte si ça peut permettre de renforcer les garanties pour l’audiovisuel public sur les moyens et sur la visibilité”, avait déclaré le ministre des Comptes publics sur franceinfo mardi 19 juillet.

En réaction à cette suppression, Comme Alexis Corbière avant elle, la députée LFI Clémentine Autain a dénoncé “une mesure démagogique et dangereuse”. Un avis partagé dans une moindre mesure par Arthur Delaporte, député PS et porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée.

“On supprime un impôt […] dont certains sont déjà exonérés” pour le remplacer par “un impôt très injuste, la TVA, que tout le monde paye, même ceux qui n’ont pas la télé”.

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