Suppressions d'emplois chez Michelin : "Ni l'UE, ni le gouvernement ne savent enrayer la désindustrialisation"

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Le fabricant de pneus a annoncé ce 6 janvier un plan qui prévoit de supprimer jusqu'à 2 300 emplois. Une énième annonce dans un secteur soumis à la concurrence mondiale et un coup dur à l'heure des vœux de réindustrialisation.

Les salariés de Michelin avaient certainement d'autres vœux en tête pour 2021. Le gouvernement, qui assure faire de la réindustrialisation une priorité dans le contexte de crise économique et sanitaire, aussi. Mais le fabricant de pneus a annoncé mercredi 6 janvier un "projet de simplification et de compétitivité" qui prévoit de supprimer jusqu'à 2 300 postes d'ici 3 ans. Le groupe espère ainsi "une amélioration de sa compétitivité pouvant aller jusqu’à̀ 5 % par an". Si l'équipementier assure que ces départs ne seront pas contraints et qu'autant d'emplois seront recréés, la situation interroge sur l'avenir de l'entreprise et sur l'efficacité des politiques de réindustrialisation.Stupeur chez les syndicatsChez Michelin, les syndicats savaient qu'un projet se préparait. Ils ont été surpris par son ampleur. "On s'attendait à une annonce mais pas à un nombre de suppressions d'emplois aussi important" avoue Jean-Paul Cognet, secrétaire général de la CGT Michelin à Clermont-Ferrand. Surtout, les réductions d'effectif concernent tous les sites français et ne se limitent pas aux emplois tertiaires. Jusqu'à 1 100 postes pourraient être supprimés dans le tertiaire et jusqu'à 1 200 dans l'industrie. "On ne pensait pas que ça toucherait l'industriel"...

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