Suppression de lignes aériennes intérieures : un impact environnemental "plus qu'à la marge"

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La Convention citoyenne pour le climat avait réclamé de renoncer aux lignes aériennes intérieures en cas d'alternatives de moins de quatre heures en train. Ce ne devrait finalement être qu'en cas d'alternatives en train de moins de 2h30. C'est en tout cas ce qu'a voté l'Assemblée nationale samedi soir en première lecture dans le cadre du projet de loi climat. Conséquence : les liaisons aériennes intérieures entre Paris (Orly) et Nantes, Lyon ou Bordeaux pourraient être supprimées. Avec toutefois des exceptions pour les trajets en correspondance. Questionné sur l'impact environnemental positif d'une telle mesure, le spécialiste de l'aviation Michel Polacco a déclaré que celui-ci serait minuscule, dimanche sur Europe 1.

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Le gouvernement avait déjà contraint Air France à renoncer aux liaisons concernées 

Pour lui, le bienfait pour la planète sera donc "plus qu'à la marge". Michel Polacco estime que cette mesure a plutôt été décidée parce qu'"Air France perd de l'argent sur ces lignes" depuis quelques temps. Le projet de loi gouvernemental entérine effectivement surtout l'existant, puisque le gouvernement avait contraint Air France à renoncer aux liaisons concernées en contrepartie d'un soutien financier en mai 2020. Le pilote professionnel voit donc dans le vote de l'Assemblée un "acte chirurgical nécessaire depuis plusieurs années" pour la compagnie "que personne n’osait entreprendre".

Preuve supplémentaire de c...


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