La suppression de l'ENA "a été un de mes chevaux de bataille depuis longtemps", souligne François Bayrou

franceinfo
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La suppression de l'ENA, qui doit être officialisée jeudi 8 avril par Emmanuel Macron, "a été un de mes chevaux de bataille depuis longtemps", a insisté sur franceinfo François Bayrou, haut-commissaire au Plan, maire de Pau et président du MoDem. C'était, selon lui, "un sujet de préoccupation pour le président de la République, tous les jours depuis la campagne électorale de 2017".

Pour François Bayrou, cette suppression a "deux raisons profondes. La première, c'est que parmi les problèmes vitaux de la France, il y a la rupture absolue entre la base de la société, ceux qui travaillent, ceux qui sont à la retraite, ceux qui sont au chômage, les femmes et les hommes qui occupent toutes les fonctions de la société, les jeunes, les étudiants et le prétendu sommet". Pour le maire de Pau, c'est une "rupture entre la base et ceux qui sont en haut". Le deuxième problème, d'après lui, "c'est un système inefficace de blocage perpétuel qui fait qu'on ne peut jamais rien changer : 'Monsieur le président, c'est impossible. Monsieur le ministre, c'est impossible'. L'immobilisme est plus fort que toutes les énergies déployées", regrette-t-il.

Le modèle de l'armée

Il fallait donc réfléchir "à un mode de sélection et de formation qui soit différent", assure le haut-commissaire au Plan. Il cite en exemple l'armée, qui "a réussi à traiter cette question de manière remarquable. L'armée a choisi un système de sélection de ceux qui occuperont les responsabilités, qui intervient beaucoup plus (...)

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